Tertdll., De patientia
4. CoMîFOMEN, Carm. apolog., vers 337, 414, 776. Cf. Lactance, Instit,, IV, 15, 30. On a expliqué ci-dessus la réserve de Novatien.
5. Adv. Prax., 27. Sur le sens du mot status, voyez Adv. Prax., i
416 LA THEOLOGIE ANTENICEENNE.
sonneile de Jésus-Christ vient de ce que sa chair ne subsistait pas à part, en elle-même, mais dans le Verbe qui se l'était unie : OîJô' y) aàpl xaô' lauT-^v Biioi toïï XoyOu iiTToaTavai -^ouvaxo, Sià to Iv Xoyw ttjv ffutjTaaiv iysiM*.
La mission du Verbe incarné était de nous sauver. Comment faut-il concevoir cette œuvre de salut? En général, nos auteurs ont peu approfondi cette question et n'en ont pas spécialement traité. Ils se sont contentés de redire sur cela la foi de l'Église, et de répéter les formules traditionnelles autour d'eux 2.
Cependant, si l'on écarte les explications d'Arnobe et de Lactance, pour qui la mission salvifique de Jésus-Christ se résout uniquement ou du moins principalement en une mission d'enseignement par la parole et l'exemple 2, on peut remarquer que deux théories se font jour ; l'une dans saint Hippolyte, qui reproduit l'idée de saint Irénée sur la récapitulation de l'humanité en Jésus-Christ par l'incarnation; — l'autre dans saint Hippolyte encore, mais aussi dans Tertullien et saint Cyprien, qu^" trouve dans les souffrances et la mort de Jésus-Ch-ilst le principe de notre régénération et de notre salut.
D'abord, la théorie mystique. En se faisant homme, Jésus-Christ a voulu restaurer en lui-même l'Adam primitif sorti des mains de Dieu àvaTrXaffcrwv Si' ëauTou Tov 'ASafjL^. Par le péché, l'homme était devenu faible et corruptible ; mais voilà que le Verbe revêt dans le sein d'une vierge une chair innocente, « afin d'unir notre corps mortel à sa puissance, de mêler l'incorruptible au corruptible, le faible au fort, et de