‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 195 sur 1102 · S. HippOL., In Daniel · texte numérisé non relu

S. HippOL., In Daniel

fidèles ^ Elle est un corps hiérarchisé : « Corpus sumus, écrit TertuUien^, de conscientia religionis et disciplinae unitate et spei foedere. » Son rôle est d'être la dépositaire des biens célestes, de la vérité., de la grâce, des trésors que la rédemption a apportés, et en même temps du pouvoir sanctificateur de Jésus- Christ, en sorte qu'on ne les puisse trouver qu'en elle'. On sait que saint Cyprien a outré ce dernier point de vue dans la querelle des rebaptisants, mais son erreur n'était au fond que l'exagératioii d'une idée juste. Pour remplir ce rôle, l'Église est gardée par le Saint-Esprit « incorruptible et inviolée dans la sainteté d'une perpétuelle virginité ^ » . Son enseignement ne saurait tromper. Et de là la nécessité de lui appartenir. Qui s'en sépare « vitam non tenet et salutem^ »;: qui la rejette rejette le Christ dont elle est l'épouse^ :; « Habere non potest Deum patrem qui Ecclesiam non habet matrem '^. » Elle est l'arche en laquelle seule on peut être sauvé et purifié ^. Lactance a résumé en deux phrases tous ces témoignages :

« Sola igitur catholica Ecclesia est quae verum cultum retinet. Hic est fons veritatis, hoc domicilîum fidei, hoc tempium Dei quo si quis non intraverit, val a qiio si quis. exiverit a sp évitas ac salutis aeternae alienus est ^. >

De cette Eglise ainsi conçue le caractère fondamental est l'unité. Saint Cyprien a écrit tout un.

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