Epp. LXni, 13 ; LIX, S
6. De cathol. eccl. unit., 4; Epp. LXXIII, 7; LIX, 14. Ce raisonnement «st reproduit par l'auteur du De aleatoribus, 1 (Hartel, III, p. 93).
t. De cath. eccl. unit., 4, 6.
La théologie latine au III" SIÈCLE. 421
surtout il convient de la conserver et de la maintenir entre eux, afin de montrer que l'épiscopat est un et indivis (« ut episcopatam quoque ipsum unum atque indivisum probemus^ »), que l'épiscopat de chaque évêque n'est qu'une participation du pouvoir donné d'abord au seul Pierre, comme chaque Église n'est qu'une extension de l'Église fondée d'abord sur lui; et aussi parce que de leur union entre eux et de l'union avec eux résulte l'unité de l'Église : « ... quando ecclesia quae catholica una est scissa non sit neque divisa, sed sit utique connexa et cohaerentium sibi invicem sacerdotum glutino copulata ^ » .
L'Église est une : elle est sainte aussi en ce sens que tout y est disposé et réglé pour procurer la bonne conduite et la sainteté des mœurs, et qu'en effet cette sainteté s'y trouve généralement pratiquée ^. Mais d'ailleurs elle est un corpus mîxtum qui contient des justes et des pécheurs, du bon grain et de l'ivraie, des éléments purs et impurs ^. On sait que le montanisme et le novatianisme émirent à ce sujet des prétentions rigoristes qui furent condamnées ^. L'Église a reçu le pouvoir de remettre les péchés, et c'est donc que parmi ses enfants il y aura des pécheurs. « Sciendum est, écrit Lactance, illam esse veram (Ecclesiam) in qua est confessio et paenitentia, quae peccata et vulnera quibus subiecta est imbecillitas carnis salubriter curât ^. »
Le titre de catholique est fréquemment attribué à l'Lglise par les écrivains latins du m^ siècle. 11 l'est