Scorpiace
8. Par exemple J. Ernst, Cyprian und das Papsttum, dans Der Katholih, 19H, 1912.
d'autres en ont fait un pur épiscopalien * . Mais il semble bien que la vérité soit entre ces deux extrêmes. Car il est manifeste d'abord que saint Cyprien nejregarde pas le siège de Rome comme un siège ordinaire. C'est le siège de Pierre, et les évéques de Rome sont les successeurs de Pierre 2. Or, sur Pierre, et sur Pierre seul l'Église a d'abord été fondée 3; et ce fait, on l'a vu, a une signification symbolique : il marque l'unité que Jésus-Christ a voulu qui régnât dans son Eglise, et dont l'Eglise de Rome se trouve être ainsi le centre et le point de départ. Voilà pourquoi cette Eglise est l'Eglise principale d'où est sortie l'unité de l'épiscopat : « ad Pétri cathedram atque ad ecclesiam principalem unde unitas sacerdotalis exorta est-* »; celle dont la communion établit dans l'unité et la charité de l'Eglise catholique : « communicationem tuam, id est, catholicae ecclesiae unitatem pariter et caritatem^ ».
Le centre de l'unité est à Rome ; la communion avec
1. Par exemple H. Koch, Cyprian und der rômische Primat, Leipzig,