‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 202 sur 1102 · Tertull., De bapt · texte numérisé non relu

Tertull., De bapt

4. Tep.tull., De bapt., 4 : a Supervenit enim statim spiritus de caelis et aquis superest, sanctificanseasdesemetipso, et ita sanciilicalae vim sanctificandi combibunt. » S. Cypr., De hab. virg., 23; Ep. LXIX, 15.

« Caro salutis est cardo. De qua cum anima deo allegitur, ipsa est quae effîcit ut anima allegi possit. Scilicet caro abluiturut anima emaculetur; caro ungitur, ut anima consecretur; caro signatur, ut et anima muniatiir; caro manus impositione adumbratur, ut et anima spiritu illuminetur ; caro corpore et sanguine Christi vescitur, ut et anima de deo saginetur*. »

Tous les critiques ont remarqué la façon en quelque sorte matérielle dont TertuUien explique l'efficacité des sacrements, notamment du baptême et de la confirmation, et qui tient en partie à son erreur sur la corporéité de l'âme ^. Cette erreur explique qu'il ait relativement peu développé le symbolisme du rite sacramentel et trop peu relevé l'importance des paroles qui accompagnent ce rite, de ce que nous appelons la forme. 11 sait bien cependant qu'elle opère, elle aussi, la rémission des péchés au baptême ^ : mais sa pensée va plutôt à regarder le baptême, à l'instar de l'eucharistie, comme un sacrement fixe et stable. Lorsque le prêtre invoque le Saint-Esprit et bénit les fonts, le Saint-Esprit descend dans l'eau et lui communique sa vertu sanctificatrice. L'eau s'en imprègne pour ainsi dire, et devient dès lors capable, quand on y plongera le baptisé en invoquant la Trinité sainte, d'effacer ses fautes et de le transformer en un homme nouveau. Dans cette conception, l'importance de la bénédiction de l'eau se trouve exagérée, et celle de l'invocation trinitaire fâcheusement diminuée.

TertuUien et saint Cyprien donnent le nom de sacrement au baptême, à la confirmation, à l'eucharistie et au mariage ''' ; mais ils savent aussi que la péni-

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