‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 203 sur 1102 · De resurr. carnis · texte numérisé non relu

De resurr. carnis

2. Voir surtout De hapt., 4, 5, 8. Cf. de Backer, op. cit., p. 156, suiv.

3. De bapt., 6 : « ablulione delictorum quam fldes impetrat obsignata in Patre et Filio et Spiritu sancto •.

4. Par exemple Tertull., De bapl., 1; Adv. Marc, IV, 34; V, 18; De

tence et l'ordre sanctifient ceux qui les reçoivent^.

Le baptême est le sceau {a'fpay'n;, signaculum) qui témoigne de notre appartenance à Dieu et à Jésus- Christ-. Il s'administre au nom des trois personnes divines invoquées en même temps que le baptisé est plongé trois fois dans l'eau 3. L'eau sanctifiée dès l'origine du monde par le Saint-Esprit [Gen., i, 2), de nouveau sanctifiée par le contact de la chair de Jésus- Christ dans son baptême, recevant encore en elle, par la bénédiction des fonts et l'épiclèse, le Saint-Esprit, est en effet l'élément propre où le chrétien prend naissance : à l'exemple de l'i^euç divin nous naissons dans l'eau''. Ce baptême d'eau est nécessaire au salut dans l'économie présente : le martyre ou baptême de sang peut cependant le suppléer ou même le restaurer en cas de chute ^. Son effet est d'abord de remettre les péchés, plus particulièrement le péché d'origine, et aussi de sanctifier l'homme, d'en faire le temple de Dieu ^.

Communique-t-il le Saint-Esprit? Tertullien ne le

praescr., 36, 40 ; De an ima, H ; De monog,, S ; S. Cypr . , Epist. LXIX, 12 ; LXXII, 1 ; LXXin, 21, 22.

1. Tertullien mentionne [Adv. Afarc, V, 8) le donutn cwrcfionw, mais on n'y voit pas d'allusion à l'Extrâme-Onction.

2. S. HiPPOL., De Anlichr., VI ; Tertcll., Despect., k, 24; De pud., 9.

3. Tertiill., De bapt., 6; De corona, 3. En cas de maladie, on était baptisé par aîTusion. Ce Tut le cas de Novalien; mais on ne pouvait alors, en principe, entrer dans le clergé (Edsèbe, H. E., VI, 43, 14, 17).

4. « Sed nos pisciculi secundum l)^6ijv nostrum lesum Christum in aqua nascimur, nec aliter quam in aqua permanendo salvi erimus » (Tertcll., De bapt., 1, 4, 9).

5. Tertoll., De bapt., 12, 13, 16; S. Cypr., Ad Fortun., praef., 4; Ep. LXXIIIj 22. Le martyre est, d'après saint Cyprien, « in gratia maius, in potestate sublimius ». On voit de plus que Tertullien accordait beaucoup au baptême de désir : « Fides intégra secura est de salute » {De bapt., 18).

6. Tertull., De bapt., 1, 18; Adu. Marc, I, 28; S. Cypr., Ep. LXXIII, 14; LxcTANCE, Inslit., III, 26, col. 432; cf. VIT, 5, col. 7S3; Commodien, Inslrucl., II, 5; Reticius, cité par S. Augcstiî), C. lulian.^ I» 3, 7; Op. imp., I, sa.

croyait pas : le baptême ne donne pas le Saint-Esprit, il prépare seulement le baptisé à le recevoir ^. Saint Gyprien, au contraire, se fondant sur ce que c'est le Saint-Esprit qui, en définitive, remet les péchés, pensait que le baptême confère le Saint-Esprit^. Cette contradiction disparaît si l'on remarque que TertuUien parlait de la communication personnelle et parfaite, saint Cyprien de la communication imparfaite de l'Esprit- Saint^. Nous avons dit plus haut la façon toute physique dont TertuUien explique cette efficacité du baptême. Lui-même cependant obscurcit sa propre explication, quand il vient à parler de la pénitence préparatoire au baptême, car il s'exprime comme si elle était la vraie cause de la rémission des péchés chez le baptisé^. Elle n'en est pas la cause, mais la condition nécessaire chez l'adulte.

C'était un principe absolu que le baptême ne se donnait qu'une fois, et l'on notait comme une monstruosité que certains hérétiques osassent le renouveler^. Mais ceci ne préjugeait pas la question du baptême conféré à ceux qui, déjà baptisés dans l'hérésie, revenaient à l'Église; car, nous l'avons vu, selon TertuUien^, saint Gyprien et leurs partisans, le baptême conféré par les hérétiques n'était pas seulement inefficace, il était inexistant. C'est ce que le pape Etienne et ceux qui

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