‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 204 sur 1102 · De bapt · texte numérisé non relu

De bapt

2. Voir ci-dessus, p. 383 et De rebaptismale (Hartel, IH), 3, 4, iS. NovAïiEN, De Trin., 29 : « Hic est (spirilus) qui operatur ex aquis secundam nativitatem. »

3. C'est la distinction que formulera plus tard saint Augustin, Sermo LXXI, 19.

4. De paeniL,6 : »Nonicleo abluimur ut delinquere desinamus, sed quia desiimns, quia iam corde loti sumus. »

5. Tertull., De bapt., iS; S. Hippol,, Philos., IX, 12, p. 4i6; VI, 4, A propos des trois baptêmes de Marcion, voir S. Épiphane, Haer. XhU, 3, et EzNiG, cité par d'Axès, La théol. de TeriuU., p. 336, note 2.

6. De bapt., 15. TertuUien dit à cet endroit qu'il arait composé en grec un traité spécial sur ce sujet; cf. De pudic, 19.

432 LA THÉOLOGIE ANTÉNICÉENNE.

appuyaient sa tradition ne voulaient point admettre. Pour eux, Thérésie du ministre et du baptisé ne nuisait point à la validité du sacrement; et donc, en baptisant le converti à l'Église catholique, on renouvelait vraiment son baptême.

A la suite d'Irénéeet d'Origène,Tertullien témoigne de l'usage de baptiser les enfants : mais il n'est pas favorable à cette coutume. Les enfants n'étant pas encore instruits de la doctrine chrétienne, et leur persévérance surtout étant fort incertaine, mieux vaut, à son avis, attendre que l'âge écarte le danger de rechute^. Ce n'est pas la pensée de saint Cj'prien. On doit, d'après lui, baptiser les enfants, et l'on n'est pas obligé pour cela d'attendre, comme pour la circoncision, le huitième jour. Par ce baptême les enfants reçoivent la grâce aussi bien que les adultes, et d'autant mieux que n'ayant pas péché, et portant seulement, par leur naissance d'Adam, la contagion de l'ancienne mort, ils obtiennent le pardon non de leurs propres péchés, mais de péchés étrangers^.

C'est à l'évêqae d'abord et. après lui et avec son agrément, aux prêtres et aux diacres qu'il appartenait de donner le baptême. Les simples laïcs le pouvaient aussi, mais Tertullien exclut les femmes 3. On l'administrait surtout à Pâques et à la Pentecôte solennellement ; d'ailleurs tous les jours étaient regardés comme bons au point de vue de son efficacité : « Si de solemnitate interest, de gratia nihil refert'*. »

i. De bapt., 18.

2. S. C\PK., Epist. LXIV, 2, 8: € Quanto magis prohiberi non débet infans, qui recens natus nihil peccavit, nisi quodsecundum Adam carnaliter natus contagium mortis antiquae prima nativitate contraxil, qui ad remissam peccatorum accipiendam ïioc ipso facilius accedit quod il!î remittuntur non propria sed aliéna peccata. >

;;. Teutull., De bapt., 17.

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