Tertull., De bapt
L'immersion baptismale était suivie d'une onction faite avec le chrême sur la tête du baptisé^. Puis l'évêque, récitant une prière, imposait la main sur le nouveau chrétien et traçait sur son front le signaculum dominicum^ . L'onction était une cérémonie complémentaire du baptême, et signifiait que le baptisé était bien devenu, par ce sacrement, un autre Christ, oint, comme Jésus l'avait été du Saint-Esprit par son Père. Après ce rite seulement commençait proprement la cérémonie de la confirmation^. Celle-ci, à Rome et à Carthage, au m' siècle, ne comportait point d'onction : elle comprenait seulement, en outre de la prière'', deux gestes : l'imposition de la main de l'évêque et un signe de croix fait sur le front du confirmé : « Caro signatur, dit Tertullien, ut et anima muniatur, caro manus impositione adumbratur ut et anima spiritu illuminetur^. » L'effet de cette cérémonie était de faire descendre le Saint-Esprit dans le baptisé : « deinde manus imponitur, per benedictionem advocans et invitans Spiritum sanctum^. »
1. Tertull., De bapt; 7; De resurr. carnis, 8; S. Cypr., Epist. LXX, 2; S. HiPPOL., In Daniel., I, d6; cf. Canons d'Hippoi., éd. Duchesne, 434. De plus, on présentait au nouveau baptisé une coupe de lait et de miel mêlés (Tertull., De corona, 3 ; Adv. Marc, 1, 14). Les canons d'Hippolyte sont cités ici non comme une œuvre du m' siècle et authentique dans son état actuel, maisparce qu'elle a conservé, pense-t-on, de nombreux traits de discipline romaine du iit" siècle.
2. Tertull., De bapt.,8; De resurr. carnis, 8; S, Cypr., Ep. LXXni, 9; Canons d'Hippol., 136-139.
3. Sur ce qui suit, voir spécialement P. Galtier, La consignation à Carthage et à Rome, dans les Recherches de science religieuse, juillet
4. Les canons d'HippoIyte, 137, 138, donnent un texte de cette prière.