‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 209 sur 1102 · De carne Chr., 3; Adv. Prax · texte numérisé non relu

De carne Chr., 3; Adv. Prax

4- « Transfiguratio autem inleremptio est pristini. Omne enim quod transfiguralUT in aliud desiîiii esse qnod fuerat et incipit esse quod non erat » (Adv. Prax., 27). Remarquer la «ynonymie de transflgurari

Or, ce corps de Jésus-Christ est saint, c'est un « aliment céleste » où est présente « la majesté divine » *, et nous avons vu qu'on n'en peut approcher avec un cœur et des mains souillés par l'apostasie et le contact des idoles. Mais pour des fautes moins graves aussi, les pécheurs doivent s'abstenir de le recevoir, s'en tenir momentanément écarlés^. Saint Cyprien toutefois insiste pour que cette abstention soit courte, « ne dum quis abstentus separatur a Christi corpore remaneat a sainte ». Il regarde l'eucharistie comme le pain quotidien que nous devons demander à Dieu de nous donner, et qu'en effet nous devons recevoir chaque jour tant que « nous sommes dans le Christ » . N'estelle pas le « cibus salutis », le principe de la vie éternelle, du salut et de la sanctification ^ y Mais, plus particulièrement, il veut qu'on la donne aux fidèles en temps de persécution. Alors ils ont besoin d'être armés, défendus, et le corps et le sang du Seigneur sont leur protection et leur force. Comment exhorter les /<x/7« pénitents à répandre leur sang pour leur foi, si on leur refusait dans le combat le sang de Jésus- Chi'ist? Et comment les préparer à boire le calice du martyre, si on ne les admettait d'abord à boire dans l'Église le calice du Seigneur par la communion ^ ?

Saint Cyprien n'a nas envisagé l'eucharistie seule-

ct de converti. Voir D. Wilmart, Transfigurare, dans le BuUet. d'anc. littér. et d'arcK. chrét., 19H, p. 282-292.

i. S. Cypr., De lapsis, 2, 2S.

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