MO LA THÉOLOGIE ANTÉNICÉENNE
ment comme un sacrement : il en a traité comme d'un sacrifice. On l'avait fait sans doute avant lui. Tertullien lui-même a parlé des « prières des sacrifices », de « l'autel » des chrétiens ; il a désigné la communion comme une « participation du sacrifice » ; il a noté que l'on offre ce sacrifice pour les défunts, et au jour anniversaire des martyrs, et que, dans ce sacrifice, « le Christ est immolé » '. Mais saint Cyprien le premier a donné à cette doctrine tout son relief 2. J'omets les passages où il désigne le service divin par les mots oblatio, sacrificiuirij etc. ^. Le sacrifice eucharistique, dit-il, a été offert d'abord par Jésus-Christ, prêtre selon l'ordre et imitant le sacrifice de Melchisédec : il est maintenant offert, comme un sacrifice vrai et plein, par les prêtres humains agissant « vice Christi » , et répétant ce qu'a fait le Sauveur (« sacrificium verum et plénum » , « secundum quod ipsum Christum videat optulisse'' »). Ce sacrifice d'ailleurs est le même que celui de la croix, et nous présentons à Dieu, en le célébrant, la passion du Rédempteur : « passio est enim Domini sacrificium quod oiferimus^. » On l'offre pour les pécheurs pénitents et en leur nom ^ : on l'offre aussi pour les morts '^.
S 7. — La pénitence.
Nous avons dit plus haut, au chapitre x, quelles controverses avait soulevées, à Rome et en Afrique,