‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 217 sur 1102 · De praescr., 32, 41; De bapt., 17; De virgin. vel · texte numérisé non relu

De praescr., 32, 41; De bapt., 17; De virgin. vel

lions diaconales et à créer des ordres mineurs. La lettre du pape Corneille à Fabius d'Antioche, qui est de 251, déclare qu'il y avait alors à Rome quarantesix prêtres, sept diacres, sept sous-diacres, quarantedeux acolytes, cinquante-deux exorcistes, lecteurs et portiers^. En Afrique, saint Cyprien, dans ses lettres, a mentionné également tous ces ordres, sauf celui des portiers. Ils existaient donc tous au plus tard au milieu du m® siècle. Mais celui des lecteurs notamment était certainement plus ancien. A Carthage, les lecteurs sont déjà signalés par Tertullien vers Tan 200^, et « la série de leurs épitaphes commence dès le deuxième siècle, par des monuments probablement antérieurs à Tertullien ^ » ,

La cérémonie par laquelle étaient conférés les différents ordres est déjà appelée par Tertullien ordinatio'' . On sait qu'elle consistait d'abord, pour les trois premiers ordres, dans l'imposition de la main. C'est par l'imposition de la main que Novatien a été ordonné prêtre, par l'imposition de la main (yeipoôsaia) qu'il a été fait évêque^. C'est par l'imposition de la main aussi que Sabinus de Mérida et l'auteur, du De aleatoribus ont reçu l'épiscopat^. Cette imposition de la main devait être accompagnée d'une prière dont le texte sûr ne nous est pas parvenu '^. On peut croire seulement qu'on y invoquait le Saint-Esprit sur l'ordi-

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