De praescr.. Ai
5. Epist. Cornet, ad Fabium, ap. Eusèbe, H. E., VI, 43, 9, 17; Epist. ad Cyprian. XLIX, 1.
6. S. CypK., Ep. LXVir, 5; De aleator., 3. Pour le diaconat, Toir les canons d'Hippolyte, 38.
7. Les canons d'Hippolyte (3-42) donnent cependant deux textes plus récents. V. aussi la Tradition apostolique, dans Duchesne, Orig, du culte, 5» éd., p. r43 et suiv.
450 LA THÉOLOGIE AiXTÉMCÉENNE.
nand, car c'est le thème que présentent les textes postérieurs', et il est remarquable que l'auteur du De aleatoribus confond son caractère d'évèque avec la réception du Saint-Esprit : «c quoniam episcopium. id est Spiritum sanctum per impositionem raanus cordis excepimus hospitio » (3).
Nous ne trouvons pas, pour les ordres inférieurs, l'imposition des mains : les canons d'Hippolyte l'excluent même expressément : ils donnent comme rite de la création des lecteurs la porrection qui leur est faite du livre des évangiles (can. 48).
Le ministre de l'ordination était toujours l'évéque. On connaît le mot de saint Jérôme traduisant la discipline ancienne : « Quid facit, excepta ordinatione, episcopus, quod presbyter non faciat^? » De fait, c'est révoque que nous voyons promouvoir les ministres inférieurs aussi bien que les diacres et les prêtres^. Quant à l'ordination des évêques, l'usage s'introduisit de bonne heure, et nous le trouvons au iii« siècle, que trois évêques y concourussent. Ce fut le cas de Nova^ tien^. En 314, le concile d'Arles (canon 20) exigeait aussi la présence de trois, ou même si possible de sept évêques.
Quant aux conditions que devait réaliser le sujet de l'ordination, c'est-à-dire à la question des irrégularités, c'est une matière de discipline que les évêques et les conciles ou même l'usage avaient déjà réglée en partie ^. Nous ne saurions en traiter ici.
i. Voir les textes indiqués ci-dessus.
2. Bpi'st. CXLVI. On a cru quelquefois que le prêtre schismatique Novat avait ordonné diacre Félicissime (S. Cypr., Epîst. LU, 2). Saint Cyprien ne dit pas précisément cela. Cf. Bekson, Cyprian, p. 116, note 4.