‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 220 sur 1102 · Tertcll., Adv. Marc.,l\, 34; De patientia · texte numérisé non relu

Tertcll., Adv. Marc.,l\, 34; De patientia

SOUS peine de refus d'absolution même à la mort ^ , Tertullicn catholique avait admis la légitimité des secondes noces, bien qu'il ne leur fût pas favorable^. Mais, à mesure qu'il inclina vers le montanisme, il leur devint plus hostile. Dans l'Antimarcion, composé en 207-208, il invoque déjà, pour les condamner, l'autorité du Paraclet^. Dans le De exhortatione castitatis (1, 2, 5), qui se place entre 208-211, il les proscrit comme une sorte d'adultère. Dans leZ)e monogamia (après 213), il se montre absolument intransigeant, et soutient que la nouvelle loi de l'Esprit a corrigé ici l'indulgence de l'Évangile (1, 2, 14). La mort même de l'un des époux ne rompt pas entre eux le lien conjugal, et le survivant qui se marie est toujours adultère (9).i

L'Eglise ne suivit pas Tertullien dans cette voie. Les secondes noces furent sans doute et toujours interdites aux clercs ■*; mais elles restèrent permises aux laïcs ^. L'Église se préoccupa plutôt de parer, par des règlements, à l'immoralité ou aux inconvénients que présentaient certains mariages, et de formuler déjà quelques empêchements au moins prohibants. Le cas le plus fréquent était celui d'une chrétienne épousant un infidèle. Les auteurs et les conciles sont unanimes à condamner ce genre d'unions^. Plus spécialement, le concile d'Elvire interdit aux chrétiennes d'épouser des hérétiques ou des Juifs (can. 16), et encore plus des prêtres païens (can. 17). Un veuf n'épousera pas sa

i. Conc. d'Elvire, canon 65. C'est que le clerc était alors coupable de digaaiie.

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