P. G., XXXIX, 1083 sqq
7. L'ou^rrage est perdu, mais mentionné par Piiotius, Bibliolh., cod.
474 LA THÉOLOGIE ANTÉNIGÉEîfNEv
sont conservés, en toutou en partie. Saint Aingùstin en a, à lui seul, écrit une douzaine environ.
De ces réfutations; l'une des plus anciennes et sans doute la plus pcecieuse est l'opuscule mîîtvlê Actadisputationis s&neli Archeiai cum Manete^ . HëraclTen de Ghalcédoine désigne comme son auteur un certain Hegemonius dont nous ne savons rien de phis'. Dans ces Acta les renseignements intéressants abondent, et peut-être y a-t-on incorporé des' documents de îa première heure.. L'ouvrage appartient à la première moitié o» au milieu du. iv' siècle.
En dekors de ses arguments- contre le manichéisme, plusieurs auteurs ont relevé, dans sa christologiè, le ton nestarien du chapitre 60*. Mani reproche à Archelaus de faire de Jésus le Fils de Dieu par adoption et non par nature : « Erg-© per profèctum filîus videbitur et non per naturam » (59). A quoi Archelaus répond en distinguant le fils de Marie du Christ de Dieu qui est descendu sur lui :
« Est enim qui de Maria natua est fîlius, qui totunï hoc quod magnum est voluit perferre certamen, lesus. Hic- est Christus der qui descendit super eum qui de Maria est... Gum resurrexissetab inféris, ad'sumptus estiHuc ubi Christus filiusdeiregnabat... Spiritum qui de eaelis descenderat, per quem vox paterna testatur dicens : Hic est (iliu& meus dilectus, nuUus alius portare praevaluit, nisi qui ex. Maria natus est, super omnes sanctos lesus. >
1. Ed. Beeson (1906). On n'en a, sauf quelques fragments en grec, qu'une version latine, qu'une récente découverte permettrait de dater des environs de l'an 400. V. Habnacr, Geschichteder alichristL Liter., Die Chronologie, U, pp. 548, o49.