Bibliolh., cod
4. Epist. CCX, S. Une des phrases dont se prévalaient les «abelliens disait tiaTÉpa xaî utbv èirivoiif [j.èvEÎvai 6ûo, ôjroffTâo-ei Se Iv. Saint Basile répond que Grégoire, argumentant contre un païen, a employé cette faconde parler àywvtcrTtxwç, nonîôoy(j.aTt/.w;, insistant, comme de juste sur l'unité divine.
existé sur la pleine divinité et éternité du Verbe une réelle obscurité. A l'époque de Photius, le formalisme littéraire avait atteint dans l'Église grecque son apogée, et l'on ne s'y rendait plus bien compte des difficultés qu'avaient rencontrées les anciens docteurs pour créer la langue théologique. On a de ce même Théognoste, accusé d'eunomianisme avant la lettre, un texte où il professe la provenance du Fils Ix tvjç toZ Tcarpl ^îjai'aç, sa ressemblance entière, exacte avec le Père selon la substance [iyoiv t^y ôjxoioTYjTa Tou iraTpoç xatà xriv oùaiav.,. TtXr'prj àxpiêîi), le Père ne subissant d'ailleurs aucune diminution par la génération du Fils K Photius assure que, malgré ses archaïsmes de langage, l'enseignement de Pierius sur le Père et le Fils était exact. Methodius reconnaît formellement la pleine divinité du Verbe, Fils de Dieu « par qui tout a été fait^ », non pas fils adoptif, mais Fils éternel qui n'a jamais commencé et qui ne cessera jamais d'être Fils'; Verbe avant le temps, à qui l'on adresse des prières ■• . Saint Basile, qui a rapporté les reproches faits au Thaumaturge, a témoigné plusieurs fois de sa parfaite orthodoxie^. On en trouvera à la fin de ce paragraphe une preuve convaincante. Ajoutons, en attendant, que celle d'Hiéracas est attestée par saint Epiphane ^ Arius opposait sa propre doctrine à celle d'Hiéracas, et lui reprochait de dire que le Fils était, par rapport au Père, Xuj^vov à-jro Xu7 vou, ^ wç Xay.7r«Sa sic oûo'^, OU, ainsi que
1. Apud Atuanas., De decretis nie. synodî, 25; Diekabip loc. cit.