liAKNACK, Lehrb. der DG., I, 76a, 7U
LA THÉOLOGIE EN ORlEiST DE 250 A 318. 485
pour le réfuter, diverses lettres ' dont l'une entre autres adressée à Ammonius et Euphranor, deux évêques de la Pentapole, choqua par sa teneur les orthodoxes d'Alexandrie. Denys fut dénoncé au pape son homonyme. Un échange de lettres s'ensuivit, vers 259- 261, et le patriarche dut se justifier. On a conservé par saint Athanase, qui a composé un traité tout entier pour défendre la mémoire de son prédécesseur 2, et par saint Basile^, une partie malheureusement trop petite des pièces de cette affaire. Elle permet cependant d'en saisir assez bien la physionomie, et d'apprécier la position théologique des personnages en cause.
Les accusations portées contre Denys d'Alexandrie étaient précises. On lui reprochait : d'avoir trop séparé et divisé le Fils d'avec le Père : Siatpstxal t;Laxpuv£i, xoà (xsptCei Tov uîàv àuo tqu lîaTpoç '' ; de nier l'éternelle paternité de Dieu et l'existence éternelle du Fils ": ow. àet r,v ô Osoç TtaTv^p* oôx à"-! y;v â uîoç.,. r^v ttots oxe oûx ^v, où Y«p cdciôc, lij-civ ^ ; de ne pas dire que le Christ est ôixooucioi; à Dieu ; wç où Xi^ovToç tov Xpicriov ôaoouffiov gïvai tw 9ew ® ; enfin de faire du Fils un simple fils adoptif, une créature étrangère au Père par sa nature, et de se servir, pour exprimer leurs rapports, de comparaisons choquantes, telles que : le Père est le vigneron, le Fils est la vigne ; le Père est le charpentier, le Fils la barque qu'il a construite : Troivjaa xat Yevr,irov eîvat tov oîôv toîi ôeou, {/.T^TS Ss cpuffsi lotov, éXkoL ^£vov xa^' oùaîay aÙTOv eîvat xou TtaTpo'ç, &aTZ£p IffTiv ô yeojpYoç «poç tov «.[/.Tce'kov xat ô vauiurjYoç tcooî to
i. EusÈBE, Hist. eccL, VIT, 26, 1.
2. S. Atiia.nask, De sententia Dionysii; De decrelis nicaenae synodi, 26 : De synodis.