De sent. Dio7iys
LA THÉOLOGIE ENr ORIENT DE= 250 A 318. 4S?
moi. Ainsi sera sauvegardée et la Trioité divine et la sainte prédication de la monarehie. »
Le pape se tenait ainsi à égale distance du sàbellianisme, du. trithéisme, et de l'arianisnie. De roftoou<noç il ne disait rien : le naot était nouveau, et si son collègue d'Alexandrie l'évitait, le pape, lui, ne vouiaife pas l'adopter. Rien non plus contre le subordinatîanisrae strictement entendu; mais l'erreur de la génératioEi temporelle du Fils était implicitement condiamnéev Sans distinguer entr& le Verbe intérieur et proféré, entre la conception et la naissance du Fils, saint Denys prononçait simplement de ée Fils, qu'il avait toujours existé,; bien qu'ilfût dan&le sein du Père : e! y&p YÉyevsv ô uîàç, ^v, o-îe oux. "t^' aeV Si^v sï f;& ev> tw ^Tcotrpi- Ittiv.
Denys d'Alexandrie répondit am pape par deux lettres. La première, écrito sur-le-cîiàmp., n'était qu/Tin^ ébauche d'apologie ^ ; la second©,, conaipoisée à loisir et intitulée 'EXsYpçxal à7ro5ioYt«, en quaiso- livres, présentait une justification en règle.. De celle-ci il est resté des fragments dont voici ranalysé.
Le patriarche, s'y défend d'abord die- nier l'éternité' du Fils : loin de l"a nier, il l'affirmait au contraire, et il la prouvait par le même argument qa'Origène iDieit est la lumière éternelle, le. Fils est l'éGiat de cette lumière; or la lumière luit toujours : le Fils est- dono éternel comme Dieu : Où Y"P ^^ oxa ô ôsoiî. oux v^n 7caT-4p,., SvToçîoiîv otîwvCoo. Tou waTpoç, aîwvioç; S uXqc, laxiy cpcàç Iy: tpo^Toçwv 2., Passant ensuite au reproche de rejeter la consubs^ tantialité du Père et du Fils, Denys observe que, sans doute,^ il lui était arrivé de se servir en passant (i? ETTiSpofx^ç) de certaines comparaisons impropres pour mettre en lumière les relations du Père et du Fils, mais qu'il avait insisté ailleurs sur d'autres mieux ac-