‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 239 sur 1102 · De sent. Dion., Ib · texte numérisé non relu

De sent. Dion., Ib

488 LA. THÉOLOGIE ANTÉNICÉEKNE.

commodées, comme celle des parents et des enfants, de la racine et de la plante, de la source et du fleuve. Que s'il n'avait pas employé le mot ofxoouatoç, ce n'était pas qu'il en repoussât le sens, mais c'était parce qu'il ne l'avait pas trouvé dans les Ecritures ^ . Puis reprenant la comparaison de l'esprit et de la parole déjà proposée par saint Justin et Tertullien, il s'efforce de la préciser et de la corrig-er : « L'esprit, dit-il, produit la parole et se manifeste en elle : la parole révèle l'esprit dans lequel elle est produite ; l'esprit est comme la parole immanente; la parole est l'esprit s' élançant au dehors... Ainsi l'esprit est comme le père de la parole et existe en elle ; la parole est comme la fille de l'esprit... Ils sont l'un dans l'autre bien qu'ils soient distincts l'un de l'autre : ils sont un quoiqu'ils soient deux (â'v eîfftv, ovTÊç Suo) : ainsi le Père et le Fils ont été dits être un et l'un dans l'autre (êv xal Iv àXX-4Xotç) ^. » — L'accusation de séparer et de diviser le Père d'avec le Fils et le Saint-Esprit n'avait pas plus de fondement; car « c'est ainsi, réplique le patriarche, que nous étendons en Trinité l'indivisible unité, et que nous ramenons à l'unité la Trinité incapable de diminution » : OUTW if.lv viu.eïç Eiç T£ T'/jV TptotSa rJjV (jLOvaâa TtXaxuvoaêv àoiatpe- Tov, xai Trjv Tpiaoa TrbtXiv a[jLeio>T:ov eîç t^ [xovaoa auvxsœa- XaiouueOot^. Et quant à faire de Dieu le créateur du Fils (TTot/jTviv xai or,}i.ioupY°^)5 Denys protestait qu'il n'y avait jamais songé : Dieu est le Père non le créateur du Fils. Le mot Troir^r^ç est d'ailleurs susceptible d'un sens plus large : et c'est ainsi que les auteurs sont dits être les créateurs (TroirjTai) de leurs discours, bien qu'ils en soient réellement les pères ''.

i. De sent. Dion., 18.

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