De sent. Dion., iJ
Telle est en résumé la défense que Denys d'Alexandrie opposa à ses accusateurs. N'y avait-il en eflct dans son cas, comme il le prétend, que précipitation et négligences d'expressions? Probablement. Saint Athanase l'excuse, en disant qu'à l'exemple des apôtres il a parlé xaT'oîxovo{^.tav, insistant sur la vérité qu'il voulait inculquer ^ Saint Basile est plus sévère ^. Quoi qu'il en soit, et s'il y avait eu défaillance passagère, le disciple d'Origène s'était rapidement ressaisi. Distinction des personnes, unité, consubstantialité, circuminsession, génération du Verbe par l'intelligence, rien ne manquait à l'orthodoxie de sa doctrine. Il admettait sans doute trois hypostases, et il semble que ses adversaires ne fussent pas complètement d'accord avec lui sur la légitimité de cette expression ^ ; mais on ne voit pas que saint Denys de Rome l'ait rejetée. Ce dont le pape ne voulait pas, et que son collègue d'Alexandrie repoussait aussi bien que lui, c'était trois hypostases divisées et séparées l'une de l'autre.
On a vu ci-dessus que le langage d'Origène sur le Saint-Esprit semble parfois défectueux, et que saint Jérôme notamment l'a vivement relevé. C'est pour l'avoir reproduit sans doute que ses successeurs, Denys, Théognoste, Pierius ont été accusés à leur tour de rabaisser la personne du Saint-Esprit, de le subordonner au Père et au Fils, de le ranger parmi les créatures sujettes "*. Comme nous n'avons plus les textes incriminés, il est difficile de juger de la valeur de ces accusations. Dans les deux fragments cités par saint Athanase dans son Epitre iv à Sérapion, 11, Théognoste, loin de rabaisser le Saint-Esprit, s'ap-