Didasc, XV, 5; XVI
est le sceau, ffçpayîç, le sceau infrangible imprimé par Dieu sur le chrétien^ : c'est une illumination, (pojTtffuoç^ ; il est aussi l'achèvement de l'homme, teXeiwiiiç : le chrétien est achevé, parfait^. La Didascalie décrit sans beaucoup de suite le rite du baptême en Syrie*. Le catéchumène recevait d'abord l'imposition des mains et une onction d'huile,, qui était faite sur les femmes par les diaconesses. Puis il était plongé dans l'eau pendant qu'on invoquait les noms divins, c'est-à-dire au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. L'évêque ou, avec sa délégation, les prêtres et les diacres étaient les ministres ordinaires du baptême : les femmes, pas même les diaconesses, ne devaient le conférer^. L'eiîet du baptême est de remettre les péchés à celui qui le reçoit, de l'engendrer aune vie nouvelle, de lui donner le Saint-Esprit, d'en faire un autre Christ^.
Il n'y a qu'un seul baptême qui ne peut se renouveler \ Ce principe toutefois, comme on l'a remarqué ailleurs, ne tranchait pas immédiatement la question du renouvellement du baptême conféré par les hérétiques. Nous avons dit ci-dessus la part que Denys d'Alexandrie et Firmilien de Césarée avaient prise dans la discussion de cette question entre Rome et