‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 253 sur 1102 · Didasc, XXIV · texte numérisé non relu

Didasc, XXIV

498 LA THÉOLOGIE ANTÉNICÉENNË.

les Africains ^ Firmilien et les Églises de Cappadocc soutinrent le sentiment de saint Cyprien; Denys joua surtout un rôle de conciliation et de paix.

Après avoir été baptisé et confirmé^, le nouveau chrétien était admis à la sainte eucharistie. L'eucharistie est le pain sanctifié par les invocations^, une nourriture sainte, à'Y^» fpoçvi, ou simplement « les choses saintes », xà icyia*, ou encore ta â-^iu-zm aYÎwv^ : mais, plus précisément, recevoir le pain et le calice c'est commimier, participer au corps et au sang de J ésus- Christ^; c'est toucher le corps et le sang du Christ, geste que l'on ne peut faire si l'on n'a pas reçu validement le baptême et si l'on n'est pas pur de corps et d'esprit^. Le même Adamantius, qui s'exprime d'une façon si réaliste, dira sans doute, dans la même phrase, que le Christ a fait du pain et du breuvage les images, elxôvsç, de son corps et de son sang (iv, 6) ; \a,Dîdascalie pressera les fidèles d'offrir « l'eucharistie agréable, image du corps royal du Christ* » ; mais ces manières de parler que nous avons déjà rencontrées chez les Latins, et que nous rencontrerons encore chez les Grecs, ne supposent nullement que ceux qui les

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