Dexys, Feltoe, 103; Firmilien, Epist. LXXV
8. xxvr, 22, 2. La traduction latine porte : « eam quae second um sîmilitudinem regalis corporis Ciiristi est acceptam eucharisliam oITerte » ; le grec correspondant des Constitutions apostoliques porte : Tr,v àvTiTUTtov ToO Pa!Ji>.£(ou o-w[JLaTOi; Xp'-atoù ôexT^v eù/apiaxiav {VI, 30, 2). Le mot primitif devait être àvTÎTUTTov.
LA THÉOLOGIE EN ORIENT DE 2n0 A 318. 499
emploient sont des symbolistes. Elles marquent seulement le caractère sacramentel, le caractère de signe et de symbole qui convient dans l'eucharistie aux éléments sensibles. Le pain et le vin sont les figures, les antitypes du corps et du sang en quoi ils sont intérieurement transformés, et qui sont devenus nourriture et breuvage pour nous.
C'est le Saint-Esprit qui est l'agent de cette sanctification^ ; et c'est pourquoi la Didascalie ne veut pas que les chrétiennes qui ont en elles l'Esprit-Saint s'abstiennent de l'eucharistie pendant leur crise mensuelle. Possédant en elles le Saint-Esprit, elles peuvent participer aux œuvres de l'Esprit-Saint-. L'auteur de la lettre à Basilide était d'un avis différent^. En tout cas, outre la pureté générale du cœur, on exigeait spécialement du communiant qu'il pardonnât les injures et fût en paix avec ses frères^. A ce compte l'eucharistie est un principe de sanctification et remet les fautes de qui la reçoit. Elle peut même, en cas d'absolue nécessité, tenir lieu d'absolution et suppléer à la réconciliation ecclésiastique^.
En même temps qu'elle est reconnue comme un sacrement, l'eucharistie est regardée comme un sacrifice. La Didascalie en parle souvent, quoique assez brièvement en ce sens, et dit qu'on TolTre pour les défunts :
« Offrez l'eucharistie agréable... dans vos assemblées, dans vos cimetières, à la sortie de ceux qui meurent (aux enterrements, offrez) le pain sans tache fait dans le feu et
i. Didasc, XXVI, 21, 2, 3.
2. XXVI, 21, 2. L'auteur tient à réagir violemment contre les impuretés légales du mosaïsme.