Concile d'Ancyre (314), can
502 LA THEOLOGIE ANTEMCÉEiNNE.
Pour l'apostasie, la pénitence prévue ne va pas au delà de dix ans ^
Voilà donc les principes :' l'évêque peut pardonner les péchés, et tous les péchés quels qu'ils soient. L'unique condition requise est que les coupahles ea fassent pénitence; et c'est pourquoi l'évêque a le devoir de les appeler, de les presser, de les amener à cette pénitence 2.
Comment, pratiquement, s'accomplit-elle,, et quels en sont les éléments?
Très souvent, s'il s'agit de fautes publiques, l'évêque prendra l'initiative de réprimander les délinquants et de les interroger sur leur conduite^. Mais, d'autres fois, le pécheur vient de lui-même confier à l'évêque l'état de son âme afin d'être guéri*. Dans le premier cas, on vient de le dire, la Didascalie veut que l'évêque, trouvant le pécheur dans l'église, lai adresse des reproches et le fasse mettre dehors. « Quand il sort dehors... qu'on l'interroge et qu'on le maintienne en dehors de l'église, puis, que l'on rentre et que l'on intercède pour lui... Alors, évêque, fais-le entrer et demande-lui s'il se repent; s'il est digne d'être reçu dans l'Église, impose-lui des jours de jeûne d'après son péché, deux semaines ou trois ou cinq ou sept, puis laisse-le aller » (vi, 16, 1,2).
La pénitence proprement dite ou satisfaction suit donc l'aveu. Pour certaines fautes publiques elle était déterminée d'avance par des canons pénitentiels. On en a des exemples dans les lettres canoniques de saint Grégoiie le Thaumaturge, de Pierre d'Alexandrie et des conciles d'Ancyre (314) et deNcocésarée (314-325)
i. Conc. d'Ancyre, can. 9.