‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 26 sur 1102 · s. Ignace, Magn., VIII · texte numérisé non relu

s. Ignace, Magn., VIII

124 LA THÉOLOGIE ANTENICEENNE.

ralité des termes en Dieu : et c'est pourquoi nous retrouvons dans nos auteurs les formules trinitaires du Nouveau Testament ^ On remarquera surtout celles de saint Clément et de saint Polycarpe. Le premier donne au chapitre lviii, 2 un exemple de serment : Z^ yàp 6 ôsbç, xa\ Ç9) ô xupioç 'iTjffoïïçXpiatàç xai xo TCveïïaa -h ocyiov v] Te irtariç xai fj ekmç twv Ix)v£xtwv, oti xtX. Si l'on rapproche cette façon de parler de celle de l'Ancien Testament, Çî) Kupioç {I Reg., XIV, 39; xx, 3, etc.), on voit que pour Clément Kupio; équivaut à ô ôso'ç, 6 xuptoç 'Ir,(jouç, to 7tv£ïï(jLa To ayiov, ces trois termes étant mis sur le même plan, et invoqués ensemble comme garants de la parole Jurée 2. A son tour, saint Polycarpe, sur le point de mourir, termine sa prière en glorifiant le Père par le Fils, mais avec le Fils et avec le Saint-Esprit : Si' o& (TcaiSoç) col cùv aÙTW xai TïveofxaTi àytio So?a xtX. ^.

Nous reviendrons tout à l'heure sur la personne de Jésus-Christ. En dehors des passages que nous avons signalés et de ceux d'Hermas que nous indiquerons plus loin, il est peu question dans nos documents de la personne du Saint-Esprit. Saint Clément se contente de répéter après les apôtres que c'est par cet Esprit qu'ont parlé les écrivains sacrés (vin, 1; xlv, 2) ; qu'il a été l'organe de Jésus-Christ s'exprimant dans l'Ancien Testament (xxii, 1, suiv,), et il ajoute que c'est par ce même Esprit (Sià xou àytou TrveuiAairoç) que lui, Clément, a écrit son épître (lxiii, 2)''.

Cela suffit à déclarer les attributs divins du Saint- Esprit. Mais, sur Jésus-Christ, les affirmations soni

1. 1 Clem., XLVI, 6;LVII, 2; S. Ignace, Eph., IX, i- Magn., xm, i{ Martyr. PoL, XIV, 3;Dtdachè, VU, i, 3; Odes de Salomon, XIX, 2, 3{ XXIU, 20.

2. On trouve une formule semblable dans L'assomption d'Isate, III,

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