‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 260 sur 1102 · Can. eccles., XX; Conc. de Néocésarée, can · texte numérisé non relu

Can. eccles., XX; Conc. de Néocésarée, can

b. Conc. de Néocésarée, can. 9, 10. Le concile remarque à cette occasion que « suivant l'opinion de beaucoup, les autres péchés (autres que l'impureté) sont éteints (àçiévat) par l'ordination sacerdotale » (can. 9). Remarquer le mot âepsfft; : les suites mêmes sont effacées. 6. Conc. d'Ancyre, can. 10; Conc.de Néocés., can. 1. Conc.de Néocés., can. 9.

LA THÉOIOr.IE ANTÉmCÉENNE. — T. ï. 29

606 LA THÉOLOGIE ANTÉNICÉENSE.

les prêtres étaient sans doute supérieurs aux diacres. Néanmoins ceux-ci, grâce à leur ministère plus actif, obtenaient souvent en fait une influence supérieure, dont témoignent les documents ^ .

On vient de voir qu'après les diacres, la Didascalie mentionne les sous-diacres. C'est la première fois que l'on rencontre en Orient ce genre de ministres qui y fut fort peu connu ^ ; mais comme d'ailleurs la Didascalie mentionne aussi les lecteurs (ix, 28, 5), on ne peut la soupçonner de confondre les deux ordres. Les lecteurs constituent en effet les seuls ministres inférieurs que possédât l'ensemble des Églises grecques à cette époque. Les Canons ecclésiastiques (i, xix) les nomment après les diacres. La Didascalie suppose qu'il n'y en avait pas partout (ix, 28, 5). En tout cas, nous n'avons aucune indication sur le rite de leur ordination.

A la fin du iii^ siècle, il existait encore en Orient des sectes qui niaient la bonté morale du mariage, gnostiques attardés ou manichéens du début. La Didascalie les dénonce avec horreur (xxiîi, 10, 2; xxvi, 20). Leur négation dépendait d'un système dualiste qui regardait la matière comme mauvaise. Ce n'était pas le cas d'Hiéracas que saint Épiphane accuse d'avoir été un contempteur du mariage. Son point de vue était purement religieux et chrétien. Hiéracas pensait que le mariage, permis sous l'ancienne Loi, ne l'était plus sous la nouvelle ; que cette prohibition était la grande nouveauté apportée par Jésus-Christ à la terre dans son incarnation; que la parole de saint Paul dans / Corinih.j vu, 2, devait s'entendre d'une pure tolé-

1, mda&C, IX, 27, 4-7; 28, 3-6; 30, 1 ; XI, 44, 2-4.

2. La traduction latine est concordante : le» ComMiv.lwm apostoliques ont omis le passage.

rance, propter fornicationem, par crainte d'un plus grand mal; mais que, d'ailleurs, on ne pouvait, sans la continence, obtenir la vie ni entrer dans le royaume des cieux * .

Ces erreurs et ce rigorisme furent repoussés par l'Eglise. La Didascalie insiste sur le caractère moral et saint du mariage. Les époux qui ont commerce entre eux sont et restent purs, et ils peuvent, sans purification, se présenter à l'église (xxvi, 22, 8, 10; xxii, 11, 6 ; XXIV, 12, 1, 2). Saint Methodius regarde aussi le mariage comme légitime 2. En Orient cependant, les secondes noces, sans être prohibées, étaient généralement mal vues, surtout pour les femmes, et les digames étaient soumis à une pénitence^. Pour la Didascalie, les troisièmes noces sont une vraie prostitution (xiv, 2, 2).

Quant à la supériorité de l'état de continence sur celui du mariage, on sait que Methodius l'a magnifiquement proclamée dans son Banquet des dix vierges. La virginité s'y trouve exaltée comme la plus belle des vertus, to xopuspatotaTOv xa\ [/.axaptov iTTtTî^SeyfJta ^, comme la vertu par excellence de Jésus-Christ l'àpj^^ntapôÉvoç^.

se. — Les fins dernières.

Pas plus que sur les autres points de la doctrine chrétienne, nous ne trouvons dans les auteurs que nous étudions ici d'exposé suivi et complet de la doctrine des fins dernières.

Quoi qu'il en soit des justes ordinaires, on regarde

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