‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 261 sur 1102 · Conviv., I · texte numérisé non relu

Conviv., I

comme certain que les martyrs jouissent, dès l'instau l de leur mort, de la vue de Dieu et de la compagnie du Christ. Ils deviennent les assesseurs du Christ, participant à sa royauté et à sa judicature. Ils jugent avec lui' .

La croyance que la durée du monde serait de six mille ans seulement, correspondant aux six jours de la création, paraît avoir été assez répandue^. Et comme on pensait, assez généralement aussi, que Jésus-Christ est né en l'an 5500 de la création 2, on en concluait que la fin du monde n'était pas très éloignée. Quant au septième jour, où Dieu se reposa, quelques auteurs y voyaient la figure des mille ans pendant lesquels Jésus-Christ, revenu du ciel, devait régner sur la terre avec les justes. Malgré l'opposition d'Origène, cette erreur s'était encore maintenue dans plusieurs Eglises de l'Egypte, et il fallut que Denys le Grand s'occupât de la déraciner •*. En" tout cas, elle fut ruinée dans Alexandrie, car on ne voit pas que Tévêque Pierre, qui combattit d'autres parties de la doctrine d'Origène, l'ait attaqué sur celle-ci. Même attitude en Palestine : Pamphile n'a pas eu à défendre Origène de n'être pas millénariste. En revanche, Methodius, rattaché à l'école asiatique, s'est prononcé pour le millenium et a reproduit les vues de saint Irénée^.

Une question plus importante était celle de la résurrection de la chair. Indépendamment des païens, ce dogme était encore nié par les gnostiques et les manichéens ". Hiéracas lavait aussi repoussé'^, et Origène ne l'avait qu'incomplètement compris et interprété. Contre les premiers, la Didascalie dirige tout son

d. Denys, ap. Eusèbe, E. E., VI, 42, S; Feltoe, p. 18.

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