S. ÉPiPHANE, Haer. LXYII
chapitre vingtième, dans lequel elle fait valoir, en faveur du dogme, l'Écriture, le témoignage de la Sibylle, la légende du phénix, la puissance de Dieu qui peut ressusciter ce qu'il a créé, et enfin l'exemple de Jésus-Christ ressuscité, gage de notre propre résurrection. Contre Origène, que Pamphile s'efforce de défendre ^ , Pierre d'Alexandrie et Methodius composent chacun un traité De la résurrection, où ils repoussent l'idée d'une résurrection purement spirituelle et insistent sur l'identité matérielle du corps ressuscité avec le corps enseveli, la résurrection exigeant, pour être telle, que cela même qui est mort revienne à la vie 2. Nous ressusciterons donc dans le corps même que nous possédons actuellement, avec toutes ses parties. Ce corps sera sans doute extérieurement changé et transfiguré : chez les élus, il ressuscitera en gloire de la vie éternelle ; mais il conservera son identité : il ne deviendra pas autre : oùy Ixôpoç Y£VO(7.£voç — oùx aXXoç Tuap' 8 Trécpuxe [ji.ETa6a)vXo[X£vo<;^.
La résurrection des corps sera suivie du jugement dans lequel Dieu traitera chacun selon son mérite et ses œuvres''. Les réprouvés iront au feu éternel, au feu où ils seront brûlés et suppliciés pour toujours^. Le sort des élus, au contraire, sera la vie éternelle. Ils entreront dans une lumière de gloire qui les enveloppera tous, mais fera briller surtout les martyrs d'un éclat spécial et plus magnifique®.
\. Apologîa, cap. vu. Le chap. x défend Origène contre l'accusation d'avoir enseigné la migration des âmes.
2. Method., De resurrecL, I, 49, 3, 4; 50, 1; m, 1, 1; 2, 2, 3; 3; 8, 7;