De synodis, 41, S
LA DOCTRINE XftlNITAIRE GRECQUE AU IV SIÈCLE. 71
ffiav à une autre, c'est parler de sa substance comme si elle était un simple attribut ou accident ; c'est, en tout cas, déclarer que cette substance est participée (èx {xsTouffta;) ^ . Que si l'on veut absolument employer celte formule — et Athanase lui-<même s'y est quelquefois plié^ — au moins doit-on ajouter Ix tîiç oôoriaç, et insister sur l'unité qu'oixoioç semble détruire ^. Le mot Sfxoouffioç évite ces inconvénients, car il marque à la fois et que les deux êtres auxquels on rapplique ont même substance, et que l'un des deux tire son origine de l'antre^. Bien qu'il ne faille pas être l'esclave des mots, mais voir plutôt le sens qu'on leur donne, les Pères de Nicée ont cependant bien fait d'introduire celui-ci dans la langue de l'Eglise : ils n'en pouvaient imaginer de meilleur ^.
Dans quel sens précis saint Athanase l'entend-il? On a insinué que l'ayant d'abord entendu au sens strict d'une unité numérique de substance du Père et du Fils, l'évêque d'Alexandrie s'était départi vers la fin de sa vie, et depuis 359, de celte rigueur, et, sans en avoir conscience, avait rapproché le sens d'ôfjioouffioç de celui d'ô(ji.owu(Tioç^. Il y a là une erreur. Dans le De synodis, composé en 359, et qui est nn écrit de conciliation, saint Athanase fait sans d^ute des avances aux semiariens, en leur montrant que leurs principes, s'ils les suivent jusqu'au bout, les conduisent au consubstantiel : il déclare que les orthodoxes regarderont moins à leuis formules qu'au fond de leur doctrine ;• mais d'ailleurs il ne sacrifie rien de ce que Nicée a défini^ et