‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 316 sur 1102 · De synodis · texte numérisé non relu

De synodis

6. GuMUERus, Die homousianische Partei bis zum Tode des Konstantius, Leipzig, 1900, p. 162 siiiv. Harnack, Lehrb, der DG~, II, p. 2Gi.

de ce qui est l'entière vérité. Il a écrit dans VOratio m que, si le Fils est, comme rejeton, sTepoç au Père, il est, comme Dieu, -cwtov avec lui ; « que le Père et le Fils sont un par la possession et la propriété de la nature, et par l'identité de la même unique divinité » (t^ TauTOT»]Ti TV)? [xiScç ôeôiriToç) ; qu'il faut admettre entre eux xaÙTor/ita tî]? Ôeotyjtoç, tV 5è IvoTïjTa -triç oùffCaç (3, 4). Les mêmes expressions reviennent dans le De decretis^ 23, 24. L'auteur ne les rétracte pas dans le De synodis. Il y déclare, au contraire, qu'en parlant de la substance, on doit parler de TauTo-cv]? et non pas d'ôfjtot()Tï]ç^53 : ainsi TaoTÔx7]ç Tï]? oùffîaç est l'équivalent d'ôfxoouffia ') ; que c'est une nécessité de croire à l'unité du Père et du Fils quant à la substance : xaTot xV ouatav voeïv xai ,t^v uîou xal irarpoç IvoxifjTa — ouaia ?v iativ autoç (ô Xoyoç) xai ô y^vv^^ffaç auTov Tta-riîp (48) ; et enfin qu'il n'y a pas dans la génération du Père division de la substance comme dans celle des hommes : le Père communique son essence tout entière (41). M. Loofs va plus loin. Saint Athanase, à son avis, s'est d'autant plus attaché au sens nicéen de rô(jioouffioç qu'il a plus avancé en âge : ce qu'il est difficile de démêler dans ses derniers écrits, ce n'est pas l'unité de Dieu, mais la trinité des personnes divines 2.

On a, dans ce qui précède, les grandes lignes de la doctrine de saint Athanase sur le Fils. L'idée qui la domine, et dont on peut dire qu'il tire tout, est que le Verbe est Fils, et Fils de Dieu. On ne doit jamais séparer le Fils du Père pour tâcher de le connaître iso-

t. Or remarquons que précisément la réunion des semi-ariens d'Aneyre de 358 avait condamné, dans son xix" anathématisme, le xauxooûctov comme I'ôhooutiov.

2. F. LooFs, Leitfaden zum Studium der DG., i" cdit., p. 2il. Cf. G. RASNEun, L'homoiousianisme dans ses rapports avec l'orlhodoxiet Revue d'hist. ecclésiast., lY (1903), p. 426-431.

lénaent : il en est inséparable*. Image et reflet substantiels du Père, on ne peut savoir ce qu'il est autrement qu'en le rapprochant du principe qui l'engendre, et qui se reproduit en lui. Fils, il est distinct numériquement du Père ; mais Fils, il est de même substance que le Père ; et il est la même substance absolument que le Père, parce que cette substance, que lui est communiquée, étant Dieu , ne saurait être ni divisée ni diminuée. C'est avec une intrépidité sereine qu'Athanase énonce ces incompréhensibles mystères, dont son intelligence ne cherche pas à percer les ombres, mais qu'il perçoit comme la conséquence inéluctable des données les plus certaines de la révélation.

La doctrine du Saint-Esprit ne lui doit guère moins que celle du Fils. On la trouve exposée surtout dans ses lettres à Sérapion i, m, iv. Le saint docteur y établit la divinité du Saint-Esprit sur l'Écriture (i, 4-6, 26), sur la prédication et la tradition ecclésiastique (i, 28), sur l'action même du Saint-Esprit dans nos âmes. Le principe sanctificateur ne saurait être de même nature que ceux qu'il sanctifie ; l'Esprit vivificateur des créatures ne saurait être -une créature (i, 23). Si l'Esprit-Saint nous divinise, nous rend participants, par son habitation en nous, de la nature divine, il est donc lui-même Dieu par essence : Aià toïïto yàp xat Iv oTç yive-cat (xo TtveûfAa) o&toi ôsoTroiouvTai' eî 8k ôsottoisî, oôjt «(AcpiêoXov oTi •}) TOUTOU cpuoTiç ôeoîî IffTi (i, 24). Et 11 y a du reste une preuve plus simple, c'est que, la Trinité étant homogène, si le Saint-Esprit, comme il est constant, en fait partie, il n'est pas créé, il est Dieu, de même substance que le Père et le Fils ; il leur est b^oovaioz (i, 2, 17, 20, 27).

Cependant la prétention des tropicîstes de rejeter

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