Clem., XXXIV
164 LA THÉOLOGIE AMÉNICÉENNE.
leurs supplices seront sans fin; ils mourront eîç xéXo;. Quiconque, ne connaissant pas Dieu, aura fait le mal sera jugé £?ç OavaTov ; mais quiconque l'aura fait, connaissant Dieu, sera doublement puni et périra éternel lement (à7ro0avoïïffT«i Et? tov «twva) ^ . Ce ne sera cependant pas le sort général, et Hermas croit plutôt que la majorité des chrétiens qu'il a sous les yeux sera sauvée {Si?nil. viii, 1, 16). Comme le châtiment des méchants a été proportionné à leurs crimes, de même la récompense des justes est mesurée à leurs peines. Car leurs bonnes œuvres sont des dépôts qu'ils retrouveront 2. Cette récompense est « la vie dans l'immortalité », Wh h àôavafft'a ^, l'incorruptibilité et la vie éternelle, TO Ô£{xa âîpôapoia xai X,wt\ aîtovioç''. Ils VOnt aU lieu saint (eîç TOV aytov tottov), et quand viendra l'inspection du royaume de Dieu, ils seront manifestés^. Ils vivront avec les anges ^ et jouiront du repos du royaume. Leur bonheur sera sans mélange et sans fin : ce sera la couronne de leurs souffrances et de leurs travaux, le salaire ([xkjOôv) de leur fermeté dans le bien''.
Voilà ce que les textes nous apprennent de la doctrine professée dans l'Eglise chrétienne entre les années 90-150. Rappelons-nous cependant que nos textes ne disent pas tout, il s'en faut, et, en conséquence, que cette doctrine a dû être bien plus touffue qu'ils ne permettent de l'exposer.
i. Hermas, Vis. m, 7, 2; Mand.xu, 2, 3; Simil. iv, 4; ix, 18, 2; S. Ign., Eph., XVI, 2; Martyr. Pohjc, ii, 3; xi, 2; Sec. Clem., vi, 7; vu, 6; sv, 3; xvn, S, 7; Ps.-Barn., xxi, 1.