‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 47 sur 1102 · i?p/i., VII, 1; Magn., viii, 1; T^'alL, vi · texte numérisé non relu

i?p/i., VII, 1; Magn., viii, 1; T^'alL, vi

3. Trall., vi, 2; Magn., vui, 1 ; ix, 1 ; x, 2, 3 ; Philad., vi, 1

180 LA THEOLOGIE ANTElNICEENNE.

plus, ils sont docètes :ils n'admettent pas la réalité delà chair et des mystères du Sauveur^. Conséquemment, ils s'abstiennent de l'Eucharistie qu'ils ne croient pas être la chair du Seigneur 2, et nient la résurrection aussi bien quelejugementfutur^. Deleur morale saint Ignace ne dit rien de précis, sinon qu'ils n'ont aucune charité pour les pauvres et les indigents, et qu'ils sont d'incorrigibles fauteurs de coteries et de schismes-''. Ailleurs, il les traite de loups hypocrites qui captivent les fidèles par une volupté mauvaise (viSov^ xaxîî, Philad., II, 1), et il recommande à ceux-ci de garder leur chair comme le temple de Dieu [ib., vu, 2). Faut-il voir dans ces paroles une allusion à l'immoralité des hérétiques? — Nous ne savons.

En tout cas l'impression générale qui se dégage de cette étude est claire. L'hérésie, telle qu'elle est dépeinte dans la seconde moitié du i" et au commencement du II" siècle par saint Paul, saint Ignace et saint Poly carpe, associe, en Asie Mineure, le judaïsme à des conceptions gnostiques. Gérinthe nous présente le même caractère. Quant aux écrits de saint Jean, à la seconde épître de saint Pierre et à celle de saint Jude, ils ne mentionnent pas, du moins expressément, dans la fausse doctrine qu'ils stigmatisent, la tendance judaïsante, mais, outre que des divergences ont dû naturellement se produire, il ne faut pas oublier que, pour les deux derniers documents surtout, nous ne connaissons pas au juste quel pays habitaient ceux à qui ils s'adressent et de qui ils parlent.

i. Trall., IX, x; Smyrn., i-vi; Poltc, vu, 1.

Page 1