‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 49 sur 1102 · Âdv. haeres., I · texte numérisé non relu

Âdv. haeres., I

4. C'est bien vijjletcpou qu'il faut lire et non pas, comme ;porlent les éditions de Maran et d'Otto, Y|[jisT£pou (Harnack, Lehrb. Her DGr.,1, p. 320, note 1).

18i LA THEOLOGIE ANTÉNICEENiNE.

cle et jusqu'à la fin du iv= où saint Jérôme les a connus, des judéo-chrétiens orthodoxes dont toute l'erreur a consisté dans leur obstination à pratiquer la loi mosaïque. Ce sont ceux que nous appelons nazaréens.

A côté d'eux il faut mettre les ébionites ^ On ne sait au juste d'où leur est venu ce nom, et les auteurs anciens varient beaucoup dans la façon de l'expliquer. La meilleure et la plus naturelle est celle qui l'interprète par la pauvreté effective [ebion en hébreu signifie pauvre) de la communauté chrétienne émigrée et établie au delà du Jourdain.

Leur doctrine, telle qu'elle se dégage de l'ensemble de nos sources, était la suivante : il y a un Dieu unique créateur et maître du monde. Jésus-Christ n'est qu'un homme (^j^iÀoç avôpojTTo;) né du commerce de Joseph et de Marie. Eusèbe témoigne cependant que plusieurs d'entre eux admettaient sa naissance virginale 2. Par son observation scrupuleuse de la Loi Jésus a été justifié et est devenu le Christ, chacun d'ailleurs pouvant le devenir de la même façon. Aussi cette loi, les ébionites en gardent-ils fidèlement toutes les ordonnances, la circoncision, le sabbat, et ils assurent que cette fidélité est nécessaire au salut. D'autre part, ils se servent exclusivement de l'évangile de saint Matthieu, de l'évangile des Hébreux, et repoussent saint Paul comme un apostat, lui et ses épîtres. Mais ils solennisent, comme les chrétiens, le dimanche en mémoire de la résurrection de' Jésus-Christ. Saint Irénée ajoute (i, 26, 2) qu'ils expliquaient les prophéties curiosius, c'est-

1. Sources : Hégésippe dans Eusèbe, Hist. cccles., IV, 22, -i-T. S. Iriinke, Adv. haer., I, 26, 2; m, 21, 2; V, i, 3. Oiucèse, Contra Celsum, ii, î ; v, 61; In Gènes,, m, 5; In Matlh., xvi, 12. Pseudo-Tertclliex, m. PiiilASTRius, 37. Tertullien, De praescrift., 33. Philosophoumena, vis, Si. Eusèbe, Hist. eccl., \ll, 27; VI, 17.

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