‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 63 sur 1102 · HARNA.CK, Lehrb. der DG., I, p · texte numérisé non relu

HARNA.CK, Lehrb. der DG., I, p

220 LA THEOLOGIE ANTESIGÊENNE.

Or, comment auraient-ils mis en avant des écrits qui auraient contredit leur sentiment? Les mots eîpr^vr.ç £vey.£v n'ont donc pas le sens et la portée qu'on leur attribue. Quanta Eleuthère, bien que saisi de la question, il ne paraît pas, non plus que son successeur Victor, l'avoir tranchée définitivement. Elle le fut par Zéphyrin qui, ignorant d'abord du véritable état des choses, puis renseigné par le monarchien Praxeas, put arrêter à temps les lettres de communion déjà expédiées aux églises montanistes ^ .

Tous ces écrits et ces mesures, s'ils n'arrêtèrent pas immédiatement le mouvement montaniste, limitèrent du moins sa diffusion et ses progrès. En Afrique, la secte s'étendit peu : elle avait presque entièrement disparu vers 370 et elle s'évanouit tout à fait au temps de saint Augustin 2. En Orient, sa vie fut plus tenace; elle eut ses martyrs, dont elle faisait grand état^. Les rigueurs de Constantin et de Théodose ne réussirent pas à l'extirper, et Sozomène témoigne que les montanistes étaient encore fort nombreux de son temps"*. Ils ne semblent pas avoir survécu au vi* siècle.

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