‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 681 sur 1102 · AVANT-PROPOS II · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS II

catholique, dont l'étoile ne faisait alors que de se lever. On serappelle peut-être ce qu'en dit dans Choses passées M. Loisy, qui, ce même octobre 1878, était entré au séminaire des Carmes et suivait les mêmes cours que M. Dadolle et M. Tixeront. La scolastique napolitaine du P. Jovene les étonnait sans les conquérir, l'exégèse de l'abbé Paulin Martin leur semblait plus érudite que rigoureuse, les leçons d'histoire de l'abbé Duchesneleur inspiraient un intérêt extrême. On a dit avec justesse que M. Tixeront n'était pas homme à jamais renoncer à rien de ce qu'il avait acquis, mais que, avec M, Duchesné, il découvrait l'histoire, l'histoire méthodiquement pratiquée, et la solidité de cette méthode, qui répondait admirablement à une exigence de son

j esprit, achevait sa formation et lui donnait son pli définitif. Toute sa vie, a dit le biographe de M. Tixeront, il gardera, « pour l'homme à qui il devait cet achève-

"ment, une admiration profonde et une confiance qu'il savait méritée ».

A l'Institut catholique de Paris, M. Tixeront avait, outre l'hébreu, appris le syriaque, qu'enseignait l'abbé Paulin Martin. M. Tixeront ne songeait pas à devenir un orientaliste de profession, mais les sources syriaques de l'histoire ecclésiastique sont trop abondantes pour être négligeables ^ ; plus historien que ne le sont bien des orientalistes, il pourrait en tirer un parti que M.,Duchesne regrettiait tout le premier de n'avoir pu tirer, faute d'atteindre sans intermédiaire la littérature syriaque. Entré dans la compagnie de Saint-rSulpice, que gouvernait en ce temps-là un vieillard sévère aux études historiques de l'envergure de celles dé

i. Voyez F. Haase, AUchristUche Kirchengeschichte naeh orientalischen Quellen (1925).

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