I Apol., XIV, 1 ; Liv; lxiv; II ApoL, x, xiii
3. Aristide, 8-13; S. Justin, // Apoli, siv, 2; TÂTiEîf, £1, ^V Athtén.- SuppL, 20-21; ThéophilEj i, 9; m, 3, 8; Mikucius, 22* TfenTttciKîf, 2i.
fagPSSiCJGTïE,' AiEE IP SîïïlËÈEU, 235
M-m^^e- pear dreiiv II; a'esi Mottï éans lesi staiiies et glissé sous les images; ilt ss'esit emparé desdjevTQS^. a fait pal|titer, les entpaîlles- des \ricitimes, a; dirigé l&vol des oiseauiX, pendus des oarades menteurs,. efc s'est attifré ainsi les adj9i!a4ions sous le eoavert des idoles: dont il inspirait le calte; :: « Aienîul'antui? [daeEaHD'n'es]i diviaiitatem, écBit Tertullien, émn feantuit dàviaationem '..» — Quant à l'ocigine liistca^icfiie du pag-sanism-e,, bieu qn;© les apologistes eonnaissent la théoiîiief qui voit daiars les dietasdies- personnificationsi des farcies de ki mtture!^, il&- s'apré*ent> plutôt à celle: q^i Les regarde eoEcmie des hommes^ faaaaeiïx de FaMiquité, qiue- Fon, a konorés comme- des dieuîx tantèl pouu' leurs mésites ott; l^ais seirv*i<5esv tantôt. et plos sœu^eaiifepauirie^rsvices^.-
Mais-l6S.ap!©i©gisrt,es ne visaient pas Siettil«ment dans leurs écrits Les paifeaas^, ils visaient aaissi les Juifs. A ceux-ci revenait une large parti de responsabôlité- dan» la perséciiiLti©Qi eonitre les cbcêtfeiïs, canx ils avaient contiùbué- à repandce les calomsa-ies; que' l'oa répétait sur eus^ et. iîst eoatinuaienit su les poursuivBe de leurs^ accusatàcoïs; et de leuir haiae)''v D'ailieurs^ en s^a4ressant aux Jurfe,. les apol'ogfetes; complétaient leur démonstration de la vérité chrétienne. Contre l'es païens^, ils établissaient l'absurdité du polythéisme et le caractère élevé et essentiellement bienfaisant du christianisme. En prenant simplement les Livres saints comme livres de la plus haute antiquité, ils allaient même plus loin et, au nom des prophéties, revendiquaient pour la religion nouvelle
1. Tertullien, 22; Tatie.n, 12, 16-18; S. Justin, I Apol., liv, lxiv; Minucius, 27.
2. A.RI3TIDE, 3-6, 13; Athénagore, Supplie, 22; Tertullien, Ad nationes, II, 1 ; Hermus, 6.
3. Athénagore, Suppl., 28-30; Théophile, i, 10; ii, 2; m, 3, 8; Minucics, 21,23; Tertullien, 10, 11.
4. S. Justin, Dial., xyi, 4; xvii, 1, 3; cvni, 2, 3; I Apol., xxxi, S, 6; XXXVI, 3.
236 LA. THÉOLOGIE ANTÉNICÉENNE.
le droit à la croyance. L'accord de ces prophéties avec les événements prouvait leur divinité, et par contrecoup celle du christianisme. C'est le raisonnement qu'avait développé saint Justin dans sa première Apologie (xxx-Liii). Mais, dans la polémique contre les Juifs, cet argument acquérait une nouvelle force, parce que, les deux partis admettant que les prophètes avaient écrit xiv^aavxoç auxoî»? xou ôei'ou Ttveu[jt.aToç ^ , l'autorité de ces prophètes suflisait à trancher le débat. Or elle se trouvait en tout favorable au christianisme. Voilà ce qu'expose longuement le Dialogue avec Tryphon (lxiii, suiv.) où l'auteur met en relief les circonstances des prophéties réalisées. — Toute cette argumentation de saint Justin est forte dans son ensemble, mais combien lâche souvent et insuffisante dans le détail au regard de nos exigences actuelles, il est à peine besoin de le remarquer.
Ainsi, les écrits des Juifs contiennent la vérité chrétienne : ils sont nôtres plus qu'ils ne sont à eux. Avec la nouvelle économie l'ancienne Loi qui l'avait préparée a pris fin : elle est abrogée : Israël n'est plus le peuple de Dieu : l'Israël spirituel, ce sont les chrétiens^.
4. Atiiéxagore, Supplie, 0; S. Justin, I ApoL, xxxi, 1; xxxvi, 1, 2. 2. S. Justin, Dial-, m, xxix, xliii Ep. à Diogn., iv.