‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 715 sur 1102 · Massi, IV, 1023, 1036, 1043, 4017 ; Jaffé, 372-37S · texte numérisé non relu

Massi, IV, 1023, 1036, 1043, 4017 ; Jaffé, 372-37S

40 HISTOIRE DSS DOGMES.

il se considérât comme « retranché de toute communion de l'Église catholique ». Saint Cyrille était chargé de procurer l'exécution de cette sentence. Dans la lettre qu'il lui écrivit, le pape, en effet, après l'avoir félicité de sa foi, lui déléguait « l'autorité de son trône pour procéder en son nom », et lui recommandait d'agir avec énergie.

Pour Nestorius le coup était rude : il était condamné, et c'était son rival qui devait assurer son humiliation. Ses amis lui conseillèrent pourtant de se soumettre pour assurer la paix de l'Église ^ Nestoriiis répondit d'un façon assez conciliante, mais en somme évasive, et s'en remit au concile dont il avait demandé la tenue au pape ^.

Cyrille, de son côté, ne resta pas oisif. Envisageant l'hypothèse où Nestorius consentirait à se rétracter, et voulant préparer une formule qui serait soumise à sa signature, il convoqua dans Alexandrie un concile d'égyptiens. Une longue lettre synodale en sortit, r^Bpitida XVII 2, rédigée par Cyrille, et qui fut envoyée à Nestorius. Elle comprenait deux parties. La première, après avoir notifié au patriarche sa condamnation, faisait de la doctrine de l'unité de Jésus-Christ un exposé abondant, mais approfondi -et lumineux. La seconde condensait cet exposé en douze anathéma- \ismes auxquels Nestorius devait souscrire.

Ces anathématismes sont restés fameux ^ ; et ils ont joué dans l'histoire du nestorianisme un trop

1. V. la lettre de Jean d'Antioche dans JlAxsf, IV, 1061. Cette lettre avait été concertée avec plusieurs évêques et notamment avec Tliéodoret {ibîd., 1068).

2. V. 5a troisième lettre à Célestin, Loofs, 181 : elle est antérieure au mois d'août 430.

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