‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 72 sur 1102 · MiNUCIUS · texte numérisé non relu

MiNUCIUS

4. MiNDCiDS, 18 ; AuiSTiDE, i ; S. Justin, / Apol., lxi, H. h. S. Justin, I Apol., xxvi, S ; S. Irénée, iv, 6, 2.

firme avec force que le Dieu suprême, l'unique Dieu est le créateur, le démiurge (ii, 1, 1; m, 9-15, etc.), qu'il est à la fois le Dieu de l'Ancien et du Nouveau Testament, le Dieu à la ifois juste et bon (m, 9-15; 25, 1-4; IV, 9-15) *. On croit sans doute apercevoir dans la nature des dissonances et des désordres ; en réalité, tout y est consonant et harmonieux (ii, 25, 2).

Il n'y a qu'un Dieu : nos auteurs le répètent contre les païens ^. En Dieu cependant ils distinguent trois termes, le Père, le Verbe ou le Fils et l'Esprit-Saint ^. Nous reviendrons sur ce point. Le Père possède la divinité excellemment et dans sa source, 6 ovtwç ôso'ç ■', Il est le principal créateur qui a tiré le monde du néant (IÇ oùx 5vtwv) ^. Si nos auteurs attribuent la créa tion au Verbe, ce n'est pas précisément, comme on l'a dit, parce qu'elle répugne à la transcendance du Père, et parce que celui-ci a besoin d'un intermédiaire pour atteindre le contingent et le fini : c'est parce qu'ils ont lu dans l'évangile de saint Jean (i, 3) que tout a été fait par le Verbe (Sià Xdyoy) comme organe du Père ^. En saint Jean, le Verbe leur est apparu comme le principe immédiat de la création (i, 3) et de la révélation (i, 18). Ils y ont vu une preuve péremptoire contre la

i. Et cf. Démonstr., 4, 8, 99.

2. S. Justin, DiaL, xi, 1; Tatiejj, S; Athén., Suppl., 4; Théophile, ni, 9; MiNccius, 18, 19. La. Démonstration de S. Irénée (4) semble contenir une allusion au passage du Pasteur d'Hermas {Mandat. 1} sur l'unité d« Bieu.

3. S. Justin, I Apol., vi, xiu, 1-3; Athén., Suppl., 12, 14; Théophile, i, 7; II, 15, 18; S. Irénée, i, 10,1; iv, 20, i, 3; 7, 4, etc.

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