‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 732 sur 1102 · Quod sancta virgo deipara sil, col · texte numérisé non relu

Quod sancta virgo deipara sil, col

positive et n'en manifeste la nature intime. Sur ce dernier point, Cyrille n'hésite pas à déclarer que nous restons dans l'ignorance, et que l'unité de Jésus- Christ est, dans son fond, incompréhensible pour nous et ineffable. La divinité et l'humanité sont-jointes ^ivMç.TS xai &7tèp voïïv ; l'evwaiç est âoia-cpLTjxoç xai uTtèp voîîv ■•. Et les apollinaristes prétendent bien, sans doute, qu'il est impossible que deux natures complètes entrent en composition du Christ, puisqu'elles formeraient alors deux fils et deux Christs : mais, en définitive, nous ne saurions dire à quoi s'arrête la puissance divine. La tradition nous a transmis le fait de l'unité personnelle de Jésus-Christ : il faut, avant tout, l'accepter 2.

Si le fond du mystère de l'incarnation nous échappe, nous pouvons cependant avoir quelque idée des rapports qu'il a établis entre le Verbe et l'humanité, et en constater les résultats.

Saint Cyrille enseig'ne d'abord que l'union a commencé avec la conception même de Jésus. Ce n'est pas un homme qui est né de Marie, mais le Verbe de Dieu selon l'humanité. «. Car il n'est pas né d'abord de la sainte Vierge un homme ordinaire, en qui le Verbe serait ensuite descendu; mais, s' étant uni [à la chair] dès le sein [de Marie, le Verbe] a reçu une naissance charnelle, s'attribuant la naissance d'une chair qui lui est propre ^. » L'union est donc IÇ aÙT9)ç xTiç oruXXiQ4'£wç- C'est le Verbe qui forme delà Vierge son propre corps-*. Contre cette affirmation souvent répétée on a objecté, il est vrai, que notre auteur parait admettre,

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