Epist. XXIX, col. 477; I., col
LE NESTORIAWISME. 67
avant l'union, un moment de la durée où le Verbe et l'homme ont existé comme deux , puisqu'il parle de Jésus-Christ comme n'étant, après l'uniorif qu'une seule nature de deux qui se sont unies ^. Mais il faut remarquer — et Cyrille lui-même l'observe — qu'il ne s'agit ici que d'un ordre logique et d'une simple vue de l'esprit (ojov (jlÈv ^xev eîç Iwoiav, xal eïç ye tjiovov to ôpSv Toîç xr\(i ^vy^i; o^fxaffi) ^. L'esprit perçoit dans le Verbe incarné, avec une persoime unique, une double TToioTïiç çufftxvi. S'il fait un instant abstraction de l'union, cette double TtoioTr,? lui apparaîtra comme deux personnes ou deux (pucrEtç; mais l'idée de l'union survient aussitôt qui supprime cette dualité. Tout est subjectif dans ce processus, et se passe h ewotai;, Iv ÔÊwpt'a.'
De cette union est résulté un seul être, un seul Christ, un seul Fils, un seul Seigneur : eva Xptffrov, îmo. uiov, eva xupiov ôaoXoyoufjiEv ^. Cyrille a écrit un traité exprès, le Quod unus sit Christus, pour établir cette unité du Christ dont il avait le sentiment si profond. Mais du reste, c'est mal s'exprimer dans la christologie cyrillienne que de parler de l'unité du Christ comme d'un résultat àe l'union. Pour Cyrille, le Christ est un non pas par, mais malgré l'union. Le Verbe est, avant l'incarnation, unirpouwTtov, une ôiro'ffTaaK;, une cpû<jiç, tous ces mots désignant sa personne. Ce Verbe a fait sienne, par une union incompréhensible, une humanité prise de la Vierge. Mais il n'a subi aucun changement par cette union : sa personne est restée ce qu'elle était; elle existe seulement dans un état nouveau, elle est <ï£aapxio[i.évïj. Et quant à l'humanité qu'il a prise, comme elle n'a jamais existé et n'existe pas îotxtoç et xa9' laurj^v,