Epist. XXXIX, col. m ; De incarn. unigen., col
elle ne saurait être une cpuaiç, ni une hypostase, ni une personne. Ainsi l'unité personnelle du Verbe incarné n'est nullement altérée par l'incarnation. Jésus-Christ .est aussi rigoureusement une seule personne que le t. Verbe aaapxoç. Bien plus, il est absolument la même personne. On a noté que c'est là le point central de la christologie cyrillienne, et l'on a eu raison. L'union est xaô' ÔTto'fftaaiv ^ , non parce qu'elle a produit une hypostase inexistante auparavant, mais parce que, à l'hypostase préexistante du Verbe, elle a associé l'humanité. Elle est une Ivwffiçtpuaixvi, xa-ràcpuffiv^, non parce qu'il en est résulté une nouvelle çuaiç, mais parce que l'humanité a été liée inefFablement à la «pucriç du Verbe. De ©ûiTiç en Jésus-Christ il n'y en a qu'une, la çuoriç tou 0£ou Aoyou éternelle, laquelle est devenue, dans le temps, <T6crapxw(jt.£Vï).
On serait infini si l'on voulait transcrire tous les textes de saint Cyrille qui appuient cette présentation de sa doctrine. En voici quelques-uns :
« Ne le divise pas, et ne mets pas à part (tStxS;) un homme et le Dieu Verbe; n'imagine pas l'Emmanuel comme une double personne (SiTrpôffwirov) 3. » — « Nous ne disons pas qu'autre est le Fils engendré avant tous les siècles de l'essence de Dieu et du Père, et autre celui qui, à la fin des temps, est devenu (yev^iievov) de la femme, est devenu sous la loi; mais il n'y en a qu'un, et c'est le même soif avant soit après la conjonction et l'union vraie avec la chair*. » — « Nous reconnaissons un seul Christ, un seul Seigneur et un seul Fils, qui est et qui doit être cru à la fois Dieu et homme. Nous avons coutume
i. Epist. IV, col. 43, 48 ; XVII, col. 117.
2. Analh. lil, col. 120 ; De incarn. unigen., col. 1249. L'explication que je donne ici des expressions êvMfft; xa6' OnôaTadiv et çuaixr, ne va pas contre celle que Cyrille en a donnée lui-même dans ses apologies contre Théodoret et contre les orientaux (col. 332, 400, 404, 405/ : elle est absolument dans le sens de sa doctrine.
3. De incarn. unigen., col. 1-221 ; cf. Aiialhem. IIJ, IV, col. 130; Epist. XVIl, col. 116, etc.