‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 77 sur 1102 · Cf . Mmtinh1ra%\oni · texte numérisé non relu

Cf . Mmtinh1ra%\oni

Est-ce à dire que l'existence du Fils en tant que Fils est conditionnée, chez saint Irénée, par la volonté du Père de se révéler * ? Notre auteur n'a certainement jamais pensé à cette question. Pour lui le Fils est « le visible » du Père, de même que le Père est « l'invisible » du Fils; et sans doute le Père a toujours été essentiellement visible et connaissable : par conséquent le Fils a toujours et essentiellement existé : il est éternel comme le Père. — D'autre part, on trouve sans doute dans VAdi^ersus haereses quelques expressions subordinatiennes : le Fils a reçu la souveraineté de son Père (m, 6, 1 ; v, 18, 3) ; il est porté par le Père avec la création, « car il n'existe qu'un seul Dieu Père au-dessus de tous i> (v, 18, 2) ; mais saint Irénée ne fait guère que répéter ici les expressions des Évangiles et de saint Paul, et l'on ne saurait éviter un certain subordinatianisme verbal dès que l'on admet le Père comme source de la Trinité.

Dans la représentation philosophique que les apologistes se sont faite des rapports du Père et du Fils, et du rôle du Verbe dans le monde, observe M. Harnack^, il n'y a point de place pour la personne du Saint-Esprit. Sans doute j mais les apologistes, ne l'oublions pas, n'empruntent pas leur dogme à la philosophie. Ils connaissent donc l'Esprit-Saint, l'Esprit prophétique, l'image et la similitude de Dieu (Osoîi sixàv xai ô(ji,oi(û(Ti<;), comme une portion de Dieu (Ôsou^ (Aoïpav), le diacre du Dieu, souffrant (Stdbcovoç -cou neTiovôoxoç 6sou) 3. On a accusé Athénagore de n'avoir pas assezdistingué le Saint-Esprit du Père ;. et il est vrai qu'il en fait un écoulement (àTtoppoia) de Dieu, et qu'il établit entre eux le même rapport qu'entre la lumière et le feu, entre

d. avRSAfiK, Lehrb. der D&., 1, 58*, 58a.

î. Lehrb. der DG.,I,S8i,

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