‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 78 sur 1102 · S. Justin, J Apoi., VI, 2; XIII, 3; XiiiffiN, 1,.12v · texte numérisé non relu

S. Justin, J Apoi., VI, 2; XIII, 3; XiiiffiN, 1,.12v

256 LA THÉOLOGIE ANTÉNICÉENNE.

le rayon et le soleil ^ , rapport que saint Justin précisément jugeait insuffisant pour marquer la distinction réelle des personnes [Dlal., cxxviii, 3, 4). Mais ces difficultés, dont il est impossible d'ailleurs de mesurer exactement la portée, ne sauraient prévaloir contre les textes formels où Athénagore, à côté du Père et du Fils, nommeTEsprit-Saintcomme troisième terme au même titre que les deux autres, et, bien plus, remarque que si ces trois termes sont unis dans la [puissance, ils se distinguent par le rang : T^fjv Iv t^ Ivwaei Suva(jitv, xal ttjv Iv T^ tâÇei 8iaipeffiv2. — Un reproche analogue — celui de confondre l'Esprit-Saint avec le Verbe — a de même été adressé par Petau^ à Théophile d'Antioche. 11 se fonde sur ce que Théophile donne à l'un et à l'autre le nom de Sagesse (ao»ia), et leur attribue indifféremment l'inspiration des prophètes''. Mais l'objection n'est pas plus décisive ; car Théophile, en d'autres passages (i, 7, 11, 18), énumère les trois termes ôso;, Xo'yo;, do-^iia et, au livre ii, 15, dit expressément — il est le premier à employer le mot — qu'ils constituent unetrinité (xpiaç).

Pas plus que les apologistes, saintlrénéenedonneau Saint-Esprit dans ses ouvrages — et ce conformément à l'Écriture — le nom de Dieu (iv, Préf., 4; iv, 1, 1). Mais, du reste, il le représente comme éternel (àéwaov, v, 12, 2), existant aviprès de Dieu « ante omnem constitutionem », et procédant de lui au commencement de ses voies d'après les Proverbes, viii, 22 (iv, 20, 3).

Par rapport au Père, le Saint-Esprit est sa sagesse (lY, 20, 3 eipassim)^ siL/îguratio[i\,l,k]^ : ils sont, le

i. Suppl., iO, 24.

s. Suppl., 10, 12, 24.

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