‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 770 sur 1102 · EusTATHE, col. 920 D ; Lebon, p · texte numérisé non relu

EusTATHE, col. 920 D ; Lebon, p

tf. Ei»TATHE,.C0l. 908: D, 909 D, 912 A; Lebon, p. SK!. , 6". EtisTATHE,, col. 932 ; Patrol, orient., IV, 77 ; Contra gratmnaticttmf Lebou, p. 262, 263. 7'. J*. G;, LXXXYI, 2, col. 1917 D; LebON, p. 260. 8. Lebon, p. 973.

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doctrine cliristologique, part du Verbe, comme saint Cyrille. C'est le Verbe qui, en Jésus,-Christ,. est le sujet de la cpuniç. Toute Véconomie consiste en ce que cette <pûffi; qui était affapxo; est devenue ffeaapxwfAÉvvi. Dans cette opération, le Verbe ne se modifie pas, ne change pas : il devient autrement, mais non pas autre qu'il n'était : il n'y a pas nouveau sujet, mais nouvel état produit. Jésus-Christ est rigoureusement la même personne, le même individu que le Verbe: comme tel il n'est pas devenu alors qu'il n'était pas, car il est éternel^.

Considérons maintenant l'humanité à laquelle le Verbe s'unit. Cette humanité n'a pas préexisté à l'incarnation 2; elle n'est pas venue du ciel, mais a été prise de Marie : c'est Marie qui « d'elle-même, par l'ineffable et secrète descente du Saint-Esprit, a donné [au Christ] l'humanité ^ », sans quoi elle ne serait pas sa mère. De plus, cette humanité est complète : les monophysites, et Sévère en particulier, se séparent ici expressément d'Apollinaire, et ne cessent dé répéter que la chair de Jésus-Christ était animée d'une âme raisonnaMe ('j'uxri Xoyixi^)''.

L'union du Verbe et de l'humanité constitue l'evaxiiç, l'acte dont le Christ est le terme. C'est une imcKi çuffixïj, xaxà çûffiv, xotO* uïrooTTaoïv, puisque le terme en est une nature, une hypostase unique, celle du Verbe incarné^. Toutefois, si Sévère repousse l'union simplement morale des nestoriens, s'il repousse l'expression deux

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