V. PuECB, pp.jctï., p. l'iS, des
-4, De -resun-^ctione, 7, -«,•9; I Apôl., viii,4î 'II AjjôL, x, i;'Dtàl., cv, 3, 4, S.
bien haut la liberté humaine^ et font peu de part à la grAce. iCette attitude s :explique par les néeessités de la poiéBEiiquG et par la philosapliie dont ils s'inspirent. 11 n'tist paç vrai d'ailleurs que la dqetcine de la grâce n'oc<îupe aucune place, surtout dans les ouvrages 4c saint Justin. 11 suppose en maint endroit la nécessité du secours divine.
Sur l'immortalité de l'âme le langage des apologistes n'est pas uniforme. Tandis que VÊpUr.e à D.iognèiç et Athénagore parlent de l'âme comme natiwellement immortelle^, saint Justin et Tatien répugnent à cette expression. Identifiant l'immoctalité naturelle av,ec réternlté ou l'immortalité imparticipép, saint Justin observe que l'être immortel par nature est aussi à^ivvrjnroi;, ce qui ne convient qu'à Dieu; que l'âme hum^ue n'est pas la vie en soi, maïs participe à Içi vie, d'qù il conclut qu'elle n'est ipimortelle .que par la volqnté de Dieu, lequel donne rimmûrtalité à l'âme juste comin© une récompense, et l'impose à l'âme pécheresse comme un châtiment *. Tatien (13) est d'un avis analogue. Quant à Théophile, après avoir remarqué que beaucoup regardent l'âme comme imiHi,ortd[le parce qu'elle est un souffle de vie, il se retourne vers la question de l'immortalité de l'homme d'après la Bible. L'homme, dès le principe, devait être immortel on m^^tel suivant qu'il obéirait ou .désobéirait à Dieu. 11 a désqi(éi ei est .idevenu mortel. Mais Dieu, par miséricorde, lui offre
1. s. Justin, I 4pol., xxv.iii, 3; xliii; lxi, 7-ip; II Apol., xjy, 2; Dial., iisxxvui,;*, S'jCii,^; Gxu,-1 ; Tatien, 7; TnÉopiiiLE, II, 37. . .2. jT ^fil., ,x,.4;,LXi,^,, ffi,4?i; 1,^7,4.3; II ^oZ., x, 2, 5, 7 ; Pffil., ?wji, •6; xcv; exix.