Diogn., vu, 8; Athén., passim
4. Dial., V, VI. Dans ce dernier passage, saint Justin réfute l'argument de Platon danslePAèdrc. Saint Irénéc (11, 34) reproduit le raisonnement de Justin sur l'âme qui participe seulement » ,1a .vie {41; mais tout l'en-
.;S.einblp;dtej534loptrW©3tfli»eux pimenté. L'âme e&t sans doute immortelle par la yoÎJ?n.t,é jle .D-ieu, principede toute perfecllon, jnais. «Ile n'en est pas moins immortelle, bien qu'elle ait cpmmençé;id'être.
encore la vie qu'il peut mériter en observant la loi * . Si les apologistes insistent tant sur l'existence de la liberté humaine, c'est, nous l'avons dit, par opposition au gnosticisme qui niait cette liberté, et pour expliquer dans le monde la présence du mal. Saint Irénée, amené à traiter contre les mêmes gnostiques ce problème de l'existence du mal, en trouve aussi la solution dans la liberté humaine, mais il invoque en plus la chute originelle 2. L'homme n'est naturellement et nécessairement ni bon ni mauvais : il est libre, et par là sujet à récompense et à châtiment (iv, 37, 1-3 ; iv, 3, 3 ; IV, 41, 2). D'autre part, sa condition même d'être créé empêchait qu'il ne fût parfait dès le principe : c'est par l'obéissance qu'il devait se rapprocher de son créateur et parvenir peu à peu à la perfection et à l'immortalité (iv, 38, 1, 3). Au lieu de cela malheureusement, Adam transgressa la volonté de Dieu, et avec lui nous tous qui étions contenus en lui. L'évêque de Lyon est formel : il établit entre Adam et Jésus-Christ un parallèle rigoureux. En Adam nous avons tous désobéi, et c'est pourquoi nous avons tous été châtiés : naissant de lui, nous méritons la mort : en Jésus-Christ nous avons tous obéi jusqu'à la mort, et renaissant de lui nous héritons la vie : 'Ev [xèv yàp tw TrptoTo) 'AB^y. 7rpo(j£xd<{/a(ji.ev, (fj) TtoiTiffavxsç «ùtou (tou ôeoû) t-Jjv IvtoXtiv ev Bk TÔ) Seuxépa) 'ÂSàjji àTroxaTY))vXàYï][jisv, u7r)]j(ooi fxeypt 6av«T0u ysvo[ji.evoi (v, 16, 3). « Percussus est homo initio in Adam inoboediens (v, 34, 2)... ut quemadmodum per priorem generationem mortem haereditavimus, sic per generationem hanc (Christi) haereditaremus vitam » (v, 1, 3; V, 12, 3; v, 14, 1, 3)3.
i. Ad Auloh, II, 19, 27; cf. 24.
S. Ce dogme n'est pas d'ailleurs inconnu de» apologistes. Voir Théo* PHiLE, II, AI, 23; S. Justin, / Apol., lxi, 10; Dial., lxxxvhi, 4. 3. Et cf. Démonstr., 17, 31, 37.
S 5. — Christologie et sotériologie.
L'homme s'étant perdu, Dieu, continue saint Irénée,. a travaillé à le sauver mais progressivement, et en le donnant successivement les quatre testaments d'Adam à Noé, de Noé à Moyse, de Moyse à Jésus-Christ, et le nouveau par Notre-Seigneur (m, il, 8; iv, 9, 3). Bien que les deux premiers ne continssent que les préceptes naturels [naturalia legis), quiconque les pratiquait était justifié (iv, 13, 1; cf. iv, 15, 1; iv, 16, 3). Le troisième fut une loi de servitude, mais de servitude envers Dieu, qui conduisait au Christ (iv, 15, 1 ; iv, 12,. 5). L'Evangile est la loi d'amour et de liberté (iv, 12, 2, 5; IV, 13, 2), loi universelle qui impose plus à croire et plus à pratiquer, mais qui apporte aussi plus de grâce et plus de joie (iv, 9, 2; 11, 3 ; 28, 2).
Nous arrivons ainsi à Jésus-Christ.
La christologie ne rentrait pas dans le cadre de la discussion des apologistes contre les païens. Aussi est-elle chez eux fort pauvre, si l'on excepte saint Justin. Aristide se contente de résumer l'histoire de Jésus-Christ d'après l'Évangile ^ Tatien n'a que deux mots, le premier, déjà cité, où il est question du Dieu souffrant (13); le second qui désigne Jésus-Christ comme 6eov Iv avGpwTco-j {xopcp^j (21). L'Épître à Diognète connaît également le Sauveur comme Dieu (vu, 4, 8, 9), fils propre et unique de Dieu (ix, 2; x, 2), qui étant Verbe toujours est devenu Fils aujourd'hui (xi, 4, 5). Ce Verbe s'est fait homme parmi les hommes (vu, 4), nousa appris à connaître Dieu (viii, 1) et nous a sauvés, parce qu'en lui seul juste l'iniquité d'un grand nombre a été-