‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 803 sur 1102 · V. les lellres dans Mansi, X, 919, 920, 930, 9i'i · texte numérisé non relu

V. les lellres dans Mansi, X, 919, 920, 930, 9i'i

4. V. sa lettre dans Maksi, X, 1020; P. L., LXXXYII, 91 ; Haun, S 235.

On ne pouvait donc rien attendre du patriarche de Constantinople. En 648 ou 649, Théodore le déposa'. Mais à ce moment même ou un peu auparavant, en 648, l'empereur lançait, sur lès conseils de Paul, un nouvel édit : c'était le Type.

Le Type 2 prétendait imposer silence aux deux partis, et terminer la controverse en la supprimant. Le monothélisme et le dyothélisme y recevaient égal traitement : on devait cesser absolument de discuter s'il y avait dans le Christ une ou deux opérations, une pu deux volontés. L'Ecthèse était retirée; mais personne ne pouvait plus être inquiété pour ses opinions antérieures, et des peines sévères étaient édictées contre les délinquants.

Paru vingt ans plus tôt, le Type aurait peut-être réussi à faire la paix : maintenant, il était trop tard : la querelle s'était envenimée et des décisions autorisées étaient déjà intervenues ; le silence n'était plus possible. Non seulement les discussions continuèrent, mais le débat prit une ampleur nouvelle, et Rome se disposa à frapper un coup plus fort.

A Théodore, mort le 14 mai 649, succédait, au mois de juillet, le pape]Martin P"". Il avait été apocrisiaire à Constantinople, et connaissait bien à qui il avait affaire. Encouragé par l'abbé Maxime, un de ses premiers soins fut de réunir au Latran, du 5 au 31 octobre 649, un concile de cent cinq évêques considéré presque à l'égal d'un concile général^, et où le monothélisme fut examiné de près. Le pape ne craignit pas d'engager sa personne, et parla beaucoup. La doctrine des documents monothélites lus dans la troisième session fut, dans la cinquième, rapprochée de celle des Pères et de

i, MANSI, X, 877 E.

Page 1