Massi, XI, SSWJ8B
tembre 681 ' . Après avoir reproduit les symboles de Nicée et de Constantinople, on acceptait les lettres d'Agatbon et de son concile à l'empereur. Puis venait le symbole de Chalcédoine auquel on ajoutait : « Et nous confessons pareillement dans le Christ, selon la doctrine des saints Pères, deux volontés ou vouloirs naturels, et deux opérations naturelles, sans séparation, sans conversion, sans division, sans mélange ; et deux vouloirs naturels non contraires — ce qu'à Dieu ne plaise! — comme ont dit les hérétiques impies, mais le vouloir humain [de Jésus-Christ] obéissant, ne résistant pas, ne se révoltant pas, mais soumis à sa volonté divine et toute-puissante, La volonté de la chair en effet a dû se mouvoir, mais se soumettre au vouloir divin, suivant le très sage Athanase^. » A la fin, on frappait de déposition et d'anathème les récalcitrants, prêtres ou laïques.
On lut ensuite l'adresse du concile à l'empereur. Elle reproduisait la même doctrine, et anathématisait Théodore de Pharan, Sergius, Paul, Pyrrhus, Pierre, Cyrus « et avec eux Honorius, évêque de Rome, qui. les avait suivis dans leurs erreurs », de plus Macaire, Etienne et Polychronias ^. La vérité triomphait : Pierre, avait parlé par Agathon. Celui-ci fut d'ailleurs, dans une lettre subséquente que le concile lui écrivit pour lui demander de confirmer ce qui avait été fait, reconnu