S. Maxime, Exposit. orat. dominicae (P. G., XC
198 HISTOIRE DBS DOGMES.
trinitè n'expriment point en réalité ce qu'est l'être transcendant de Dieu ^ : tous deux insistent sur la circumincession des trois termes divins, conséquence de l'unité fondamentale de leur substance ^.
La question de la procession du Saint-Esprit mérite de nous retenir plus longtemps. L'Eglise grecque du iv^ siècle s'était arrêtée, on s'en souvient, à. une formule EX Tta-rpoç oi' uîoù, que l'on pouvait à la rigueur interpréter en ce sens que le Fils est un milieu, pour :ainsi parler, que traversé l'action du Père produisant le Saint-Esprit, mais que saint Epiphane en particulier paraît avoir entendue d'une réelle participation active, bien que subordonnée, du Fils dans la production de ce même Esprit. Le premier sens semble avoir été adopté par l'école d'Antioche, surtout par Théodore de Mopsueste et Tbéodoret. Dans le symbole cité et condamné par le concile d'Éphèse et que l'on croit être de Théodore^, celui-ci confessait que le Saint- Esprit est du Père, mais il niait quïl fût le Fils et qu'il eût reçu l'existence par le Fils : xal oîJte ulov vo[;.tCo,uiev, ouTE Sià uloû iTiV uTtap^iv £ÎX7)(5>oç. D'autro part, saint Cyrille ayant écrit, dans son anathématisme ix *, que le Saint-Esprit n'est pas une puissance étrangère à Jésus- Christ, mais une puissance qui lui appartient en propre, comme étant son propre Esprit (tSiov aÙToû 7cveïï(xa) par lequel il opérait ses miracles, Théodoret répondit que, si par l'expression îoiov to irveujxa toû uîoïï, Cyrille voulait dire que le Saint-Esprit est consubstantiel au Fils et procède du Père, c'était là une assertion pieuse