‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 842 sur 1102 · In psalm. XXXI, v. 22 {col · texte numérisé non relu

In psalm. XXXI, v. 22 {col

6. CvitiLL., tn Isaiam, l (col. 68); In Lucam, X, v. 34 (col. 681).

7. Théodoret, In Isaiam, LXI, v. 6 (col. 472) ; In epitt. I ad Corinth., m, T. 1 (col. 804).

Les prêtres, dit Théodoret, sont comme la face de l'Eglise, à cause de leur prééminente dignité ^ Leur pouvoir vient de Dieu, et les laïcs ne doivent point les juger' : la dignité des princes mêmes est inCérieureà la leur ^. Ce dernier point est et reste vrai en théorie, et lorsque les empereurs deviendront hérétiques ou favoriseront l'hérésie, les persécutés sauront, au besoin, le leur rappeler. Mais, en pratique, nous ne devons point oublier qu'avec le cinquième siècle surtout se développe ce que l'on peut appeler le byzantinisme théologique, c'est-à-dire l'immixtion permanente en Orient du pouvoir civil dans le gouvernement de l'Église et dans les conflits doctrinaux. L'empereur convoque les conciles, les dissout, en approuve ou en rejette les décisions, lance des confessions de foi et oblige l'épiscopatà ysouscrire, dépose à peu prèsàson gré les patriarches et évêques récalcitrants, en un mot regarde les causes eccl ésiastiques comme ressortissant à son pouvoir suprême. G'estlàune situation dont l'Église grecque s'accommodait^.

Cette situation était le résultat de la faute commise dans l'attribution au patriarche de Constantinople — patriarche de la cour — d'une dignité et d'une autorité exceptionnelles. Le concile de 381 lui avait déjà donné le second rang dans l'Église, après l'évêque de Rome, parce qu'il siégeait dans la nouvelle Rome, la Rome de l'Orient. C'était blesser et affaiblir Alexandrie. Le concile de Chalcédoine aggrava le mal, en supprimant l'autonomie des diocèses du Pont et de

1. In psalm. XLV, v. 13 (col. H96) ; In epist. I ad Timoth., V, v. 21

2. TnÉoDOBET, De provident ia, orat. V[II (col. 684); S. Nil, Epist. H, 261 (col. 333); Pseudo-Dexys, Epist. VIII (col. 1088).

3. Théodoret, Quaest. in Levit., Interr. I (col. 308); IsiD. Pelus., Epist. IV, H9 (col. 1313).

*. y. BKTiFfOL,Le Siège apostolique,i92■i,p.33^-i^0.L'empereurJustinien et le Siège apostolique, dans Recherches de science relig., 1926, p. 193-2(j4.

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rAisie*(Né'ofe'ésaréie: et Éphèse) qu'il soumitià.Coiistantînople, et' en diminuant^, par la création du^ patriarcat dé Jéînisalem, le- prestige et la force decelui d'Antioclie: Toutcelàv légitimé par' cette considération que rinipt)rtànce civile de la cité devait valoir au patriarche une autorité plus grande, conduisait naturellement à penser* que l'évêque dans^ la(communauté chrétiennetenait, sinon son pouvoir essentiel, du. moins; l'étendue de sa juridiction! du pouvoir civil, et partanti que le prince avait qualité pour légiférer dans l'Église. Rien n'était plus désastreux pour l'indépendance dé cette Église et pour la pureté de son dogme. Le patriarche de Gonstantinople était devenu, en fait, le prélat le plus influent de TÉglise d'Orient, et ce prélat était, sous la main de l'empereur plus adulé que jamais'.

Les papes j et saint Léon surtout^, protestèrent contre ces décisions qui méconnaissaientlésdroitsi acquis, et qui j en leur créant àieux-mêmieB des' rivaux^ préparaientle schisme. L'événementprottva qu'ils avaient vu juste. En principe cependant, leur autorité était reconnue de l'Église grecque, et même ne s?exerça jamais plus activement que dans la période qui va du v^ au milieu du vi^ siècle.

D'abord, le fondateur de l'Église romaine, l'apôtre Pierre, continue d'être considéré par nos auteurs comme le premier, le chef, le coryphée du collège apostolique, jtpwToç, TcpoxptTO;, xopwcpaïoç "cwv aTCoarToXwv^. ha.' pierre de Mutk.,xyi, 18, n'est pas toujours, il est vrai, interprétée de la personne même de l'apôtre. Elle l'est, par Cyrille, du Christ lui-même ^ ; par Cyrille encore, THéo-

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