Pi G., LXXXVIv li. coL.ia et.suivi
Les nouveaux hérétiques étaient en somme mieux traités que les anciens, puisqu'on accepte tous leurs sacrements; et à cette différence de traitement il est difficile de trouver toujours une explication^, pai* exemple en ce qui concepne les apollina-ristes. Il est remarquable «de plus que; Timotihée' ne parle pas de là réordinatiou' des hérétiques que la lettre à Martyrius y avait? soumis. Même silence, cette fois sûrement inten~ tionnell dans le canon 95 du concile quinisexte (692) ^ Ce canon ne fait que reproduire la réponse à Martyrius, mais en l'amputant de ce qui regarde la réordination des ariens, macédoniens, sabbatiens, novatienset apoilinaristes. La discipline grecque tendait donc de plus en plus à accepter la validité des ordinations conférées par les hérétiques. C'est la solution qui fut consacrée dans; la première session du Vll^ concile générais (787). Aiprèsune enquête patristique qui paraît bien avoir été partiale, le patriarche Tarasius y fit décider que les clercs ordonnés par les iconoclastes et revenus à l'orthodoxie seraient admis, sans réordination, àv exercer leurs ordres ^.
A' lîépoque dont nous parlons, la théologie du baptême est à peu près achevée et ne fait que des progrès* insensibles. Saint; Cyrille distingue avec soin le baptême de Jésus de celui de saint Jean, et donne à celuici une place intermédiaire entre les ablutions des juifs qu'il surpassait en dignité, et le baptême chrétien auquel il était un acheminement (TcaiSaYwyixov)^. De ce baptême chrétien Denys expose par le menu les cérémonies^. On y remarquera l'importance donnée à la
1. Mansi, XI, 984; cf. Hefkle-Leceercq, EisL des conciles, HIj 3, p. 5T4»